MINI-BIOGRAPHIES

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M


Les informations dont nous disposons sont quelques fois très succintes et ne nous permettent pas vraiment de réaliser une fiche biographique conventionnelle. Aussi, nous ajoutons cette série de pages (en ordre alphabétique) pour diffuser les quelques renseignements que nous possédons sur les personnages ne faisant pas l'objet d'une Fiche biographique...









 Mac-Nab, Maurice

De tous les chanteurs, rimeurs, écrivains, compositeurs, artistes en tous genres qui firent les beaux jours du Chat Noir, un qui sut attirer sur lui une attention particulière fut ce Maurice Mac-Nab (ou Mac Nab ou même Macnab), né à Vierzon le 4 janvier 1856, ex-maréchal des logis (1877), membre des hydropathes (1878) [1], employé des postes (1881) qui, malgré qu’il fut bègue et myope, qu’il ait possédé une voix rauque et qu’il chantait faux, réussit à se faire connaître comme un des plus créatifs  de ce lieu mythique avec ses textes hors-du-commun (Thèse pour le doctorat du mal aux cheveux et de la gueule de bois), ses "chansons-réclames", ses monologues, ses "poèmes mobiles" [2] (préfacés par Coquelin Cadet) [3], ses "poèmes incongrus" (préfacés par Voltaire !) et toute une série de chansons qu’Yvette Guilbert, Vincent Hyspa ou Kam-Hill mirent à leurs répertoires.

Son humour, son incohérence et, parfois, son anarchisme, teintée de violence, sont quelque peu, de nos jours, dépassés, sinon devenus incompréhensibles mais le poète en lui est soigné, quasi littéraire et même classique.

Presque oublié, sauf pour quelques bons mots, quelques chansons surprenantes ("Un bal à l’hôtel de ville", "Le grand métingue du Métropolitain" [4], "Le pendu"… sur des musiques de Camille Baron) et, naturellement "Les fœtus" (musique de Roland Khor), Mac-Nab a fait, en 2008, l’objet d’une biographie de Patrick Biau dans la Petite Encyclopédie Portative Universelle pour le compte des Milles Univers, 32bis route de La-Chapelle, à Bourges.

De santé fragile, Mac-Nab est décédé de tuberculose à l'hôpital Lariboisière de Paris dans sa vingt-neuvième année.

À noter que, la veille de sa mort, il avait reçu du ministre de l'Instruction Publique les palmes d'officier d'Académie.

En terminant, citons en entier sa chanson la plus connue :

Le grand meeting du Métropolitain

C'était hier, samedi, jour de paye,
Et le soleil se levait sur nos fronts
J'avais déjà vidé plus d'un' bouteille,
Si bien qu' j'm'avais jamais trouvé si rond
V'là la bourgeois' qui rappliqu' devant l'zingue:
"Feignant, qu'ell' dit, t'as donc lâché l' turbin?"
"Oui, que j' réponds, car je vais au métingue,
Au grand métingu' du métropolitain !"
Les citoyens, dans un élan sublime,
Étaient venus guidés par la raison
A la porte, on donnait vingt-cinq centimes
Pour soutenir les grèves de Vierzon
Bref à part quatr' municipaux qui chlinguent
Et trois sergents déguisés en pékins,
J'ai jamais vu de plus chouette métingue,
Que le métingu' du métropolitain!

Y avait Basly, le mineur indomptable,
Camélinat, l'orgueil du pays
Ils sont grimpés tous deux sur une table,
Pour mettre la question sur le tapis
Mais, tout à coup, on entend du bastringue ;
C'est un mouchard qui veut fair' le malin!
Il est venu pour troubler le métingue,
Le grand métingu' du métropolitain !

Moi j' tomb' dessus, et pendant qu'il proteste,
D'un grand coup d' poing, j'y renfonc' son chapeau.
Il déguerpit sans demander son reste,
En faisant signe aux quatr' municipaux
A la faveur de c'que j'étais brind'zingue
On m'a conduit jusqu'au poste voisin
Et c'est comm' ça qu'a fini le métingue,
Le grand métingu' du métropolitain !

Morale :

Peuple français, la Bastille est détruite,
Et y a z'encor des cachots pour tes fils !..
Souviens-toi des géants de quarante-huit
Qu'étaient plus grands qu' ceuss' d'au jour d'aujourd'hui
Car c'est toujours l' pauvre ouvrier qui trinque,
Mêm' qu'on le fourre au violon pour un rien,
C'était tout d' même un bien chouette métingue,
Que le métingu' du métropolitain

[1]Voir la note dans la mini-biographie d'Emile Goudeau
[2] Le poète mobile se distingue de tous lesautres en ce que, muni de roues, il peut se déplacer comme un meuble…
[3]"Les hommes bons seuls sont joyeux ; lesméchants ne rient pas, c’est leur punition !"
[4] Enregistré en 1968 par Marc Orgeret, par Marc Robine en 1993, par Pierre Perret en 1996…






 Macé-Montrouge, Victoire

Artiste lyrique et comédienne, née Victoire Macé à Paris le 24 mai 1836 et élevée par sa grand-mère aux Batignolles.

À 13 ans et demi elle débute à l'École lyrique dans la Fille terrible et la Veuve de quinze ans de Pierre Adolphe Capelle (rôle joué 3 ans auparavant par Suzane Lagier aux Variétés) puis, en 1850, elle est au Gymnase avant de passer aux Bouffes Parisiens d'Offenbach où elle resta jusqu'en 1859.

En 1860, elle part pour Liège en compagnie de Zulma Bouffar pour réapparaître à Paris en 1862 à la Porte Saint-Martin dans une reprise du Pied de mouton pour repartir en tournée (Bruxelles) où elle rencontre Louis Montrouge (qui chantait à l'Atelier, peu avant 1870 après avoir débuté aux Délassements-Comiques à la fin des années soixante. - voir à Paulus, Mémoires, chap. 24) avec qui elle revient à Paris, aux Folies Marigny créant toute une série de rôles où on lui trouva, pendant des années, des qualités extraordinaires de verve et de brio (Lyonnet - voir bibliographie).

Directrice de La Tertulia, un café-concert sis 7 rue de Rochechouart, 9e (où se produisit, entre autres, Darcier), d'octobre 1871 à septembre 1873, elle quitte Paris en 1874, pour rejoindre son mari au Caire où, en sa compagnie, elle joue presque tous les rôles des opérettes de l'époque avant de revenir encore une fois à Paris (Athénée) où elle est de toutes les pièces jusqu'en 1897 pour, enfin, prendre sa retraite et mourir, pensionnaire de la Société des Artistes, à l'âge de 62 ans le 26 novembre 1898.

Parmi ses titres de gloire : création de Joséphine vendue par ses sœurs de Victor Roger en 1886 et de L'Hôtel du Libre-Échange de Feydeau en 1894.)



 Malo, Charles

Compositeur.

Il a écrit, entre autres, la musique de "Une tombe dans les blés" créée par Amiati à l' Eldorado en 1872.

Charles Malo fut le chef d'orchestre de l'Eldorado pendant plus de 25 ans.

C'est sans doute celui qu'on aperçoit sur cette toile de Victorine Demay par Degas.






Caricature par Moroz

 Marcelly

Le baryton léger et chanteur populaire Marcel Jules Turmel, dit Marcelly, est né à Rouen, en mars 1882 et c'est là, qu'après une longue carrière (32 ans durant lesquels il a gravé plus de 200 enregistrements ), il est décédé en 1966, à l'âge de 84 ans. - Plus précisément à Sainte-Marguerite-sur-Mer, quelques 60 kilomètres plus au nord, sur la Manche.

Ses débuts dans le domaine de la chanson, il les fit au café-concert des Buttes Chaumont avant de passer à la Gaîté-Rochechouart qui fut sa salle de prédilection tout au long de sa carrière même s'il a également chanté à la Gaîté et au Palais Montparnasse, à l' Empire, à l' Européen et chez Boul-Var-Dia.

A ces maisons, faudrait rajouter : les Nouveautés de Toulouse, l'Alcazar de Brest, le Kursaal de Grenoble, le Palais de Cristal de Marseille, Le Capitole de la même ville, l'Eden de Nîmes, les Casinos de la Ciotat, de Cassis, de Bandol... (voir à cafés-concerts en province) car Monsieur a fait d'innombrables tournées : en Belgique, en Afrique du Nord, jusqu'en en Roumanie et même en Russie.

Son répertoire fut très varié : chansons d'amour, refrains légers, valses populaires, chansons "à voix", fantaisies diverses (des répertoires de Mayol et de Fragson, par exemple) ; il s'est même permis d'enregistrer "Titine" et fut un des premiers à endisqué "La Madelon".

Rien de vraiment exceptionnel mais rien de bâclé non plus, ce qui explique son immense popularité notamment sur disque.

On l'écoutera dans deux enregistrements, cette fameuse "Titine" justement, au numéro 27 de nos Cinquante chansons et une autre de la collection d'André Anciaux, "Adorez-vous" de Borel-Clerc.

"Adorez-vous"

Disque Pathé n° 4665 - c. 1917

En annexe : discographies Pathé 1924 - Pathé 1931















 Marinier, Paul

Que dire sur cet auteur, compositeur, interprète, monologuiste, chansonnier, chef d'orchestre et revuiste né à Rouen, le 10 août 1866, qui, après avoir été commis-banquier, débuta dans la chanson qu’en 1894 (à 28 ans) ?

À ses débuts, en interprète, s’accompagnant lui-même au piano, sa silhouette était inoubliable : "…moustache noire de lieutenant de gendarmerie, cheveux en brossevoix de baryton-martin chaude, harmonieuse, souple, et bien timbrée" (Léon de Bercy - Montmartre et ses chansons, Paris 1902).

Il passa très cependant très vite du côté de la chanson d’abord en parolier puis en compositeur et ce fut le début d’une longue carrière parsemée de petits chefs-d’œuvre :

N’en nommons que quelques uns :

Ce qui ne l’empêcha pas de participer, soit en compositeur, soit en parolier, à de nombreuses revues (notamment chez Mayol) et même, parfois, de remonter sur scène (on le retrouve, par exemple, au programme de l’ABC en  1938).

Paul Marinier est décédé à Lyons-La-Forêt (Eure) le 5 septembre 1953 non sans avoir été nommé Doyen des chansonniers de Montmartre en 1947.






 Marly, Anna

Il y a peu de choses qu'on pourrait ajouter aux notes biographies déjà disponibles sur le web concernant Anna Marly qui est à l'origine du "Chant des partisans" également connu sous le nom de "Chant de la Libération" (1943).

Elle est née Anna Betoulinski en Russie, en 1917, parvint en France (Menton) vers 1920, dansa pour les Ballets russes, chanta un peu partout, y compris à Paris, avant de s'exiler en Angleterre en 1940 où elle s'engagea comme cantinière au quartier général des Forces Françaises Libres. C'est là qu'elle composa son "Chant des partisans" (en russe) qui fut immédiatement adapté en français par Maurice Druon et Joseph Kessel, puis créé par Germaine Sablon et qui servit non seulement d'indicatif à sa radio mais de symbole de la résistance.

Après la guerre, elle chanta un temps dans les cabarets français mais s'exila à nouveau pour sillonner l'Afrique, l'Amérique du Sud avant de s'installer aux États-Unis où, pendant des années, elle représenta d'une ville à l'autre, la chanson française (et russe)  tout en revenant régulièrement en France (notamment) avant de s'éteindre le 15 février 2006... en Alaska où elle avait élu son dernier domicile.

Voix poignante, on pourra l'entendre sur un site (en russe) :

http://anna-marly.narod.ru


Et si vous avez quelque difficulté à lire le russe, les enregistrements sont ici.



 Mathieu, Émile

De quel Mathieu parlons nous ? Et puis... de quel Émile ?

Claire Simon-Boidot s'est lancée à la recherche des Mathieu (Émile et autres !)

Celui qui nous intéresse (puisque du Café-Concert), fait ses débuts au Café Moka, à ce qu'en dit Paulus dans ses Mémoires au chapitre 20. Sa femme "la belle Mme Mathieu" fait beaucoup parler d'elle et héritera de son défunt mari de fort curieuse manière. (voir chapitre 24).

En décembre 1862, Mathieu est à l' Alcazar, en 1867 à Ba Ta Clan puis à l'Alcazar du Mans, en 1870, au Grand Concert Parisien, en août 1874 à l' Alcazar d'été puis au Concert Parisien (37 rue du Fbg St-Denis) jusqu'en 1878, en juin 1879 à l' Eldorado jusqu'en 1881 puis à la Scala-Bouffes de Lyon. Retour à l' Eldorado, jusqu'en 1883. Mercadier et Mathieu y sont ensemble à la mi-août.

Dans Le Temps du dimanche du 26 août 1883, on lit :"On annonce la mort d'Émile Mathieu, un artiste bien connu des cafés-concerts et qui obtint, comme auteur de chansonnettes, plusieurs succès populaires."
Mercadier l'a remplacé à l' Eldorado.

Il est cité parmi les artistes des concerts d'autrefois dans une livraison de l'Art lyrique et le music hall de 1898.

(Source Gallica)

Chansons et créations

  • "Monseigneur le portier" (avec Mme Heuzet)
  • "Conseils à ma fille"
  • "Mon frère André"
  • "C"est bien différent"
  • "Elle est rosière"
  • "M. Beloison"
  • "Ma confession"
  • "Le malade imaginaire"
  • "Les vengeances"
  • "Ces veinards de Bidards"
  • "Qu"est-ce que tu prends ?"
  • "Un jeune crédule trop naïf"
  • "Ma confession"
  • "Comme c"est malin"
  • "Sur papier jaune"
  • "Pitié pour ma Binette"
  • "Les mémoires d"un charcutier"
  • "Les suites d"un premier lit"
  • "Le carnet rose"
  • "Doit-on le dire ?"
  • "Un écart franc"
  • "Je l"suis"
  • "Quel drôle de quartier"
  • "Une bouillabaisse"
  • "Cas de conscience"
  • "J"suis assuré"
  • "J'veux pas dire ça d'vant l'monde"
  • "Le cas de M. Durand"
  • "Mon sosie"
  • "Les deux coups de canif"
  • "C'est bien fait"
  • "Deux filles à marier"
  • "Le clou"
  • "Laissons-les bien se mettre dans leur tort"
  • "Mon affreux gendre"
  • "T'as raison, j'ai pas tort"
  • "Trop naïf"
  • "Voyage d'agrément"
  • "Une séparation de corps"
  • "L'accident du Faubourg Montmartre"
  • "Les dimanches du Grosboulot"
  • "Où que nous allons ?"
  • "C'est imprimé"
  • "Je suis père"

Opérettes et revues

  • La sœur de Jocrisse
  • L'homme n'est pas parfait
  • Un homme du sud
  • La fille de Mme Angot
  • Chez Niniche
  • La femme qui dort
  • Tiens ! Il n"pleut plus

Télécharger la fiche complète (au format *.pdf) avec tous les liens vers les sources.


Note :

Il existe également un Émile Mathieu, mathématicien, un Julien Mathieu, probablement ténor ainsi qu'un Eugène Mathieu, compositeur, en plus des deux Mathieu ci-dessous.



 Mathieu, Émile

Compositeur né à Lille en octobre 1844 et mort à Gand (Belgique) en août 1932. Fils de la basse Nicolas Joseph Mathieu, premier prix de chant à Bruxelles en 1840.

Il étudie au Conservatoire de Bruxelles, dès 1860, l'harmonie, le piano, la direction d'orchestre et le contrepoint.

Son œuvre la plus connue reste Freyhir, en 1883, un choral ayant pour thème la déforestation des Ardennes...

Il finit sa carrière comme directeur du Conservatoire royal de Gand.


 Mathieu, Gustave

Poète, chansonnier, né à Nevers en 1808, mort à Bois-le-Roi en 1877. - On lui doit... ?


Note du 9 mars 2012

Notre amie, Claire, nous précise :

  • on lui doit Le Bohémien - 1850 (musique de Darcier) - Lien Gallica
  • on lui doit La légende du grand étang - 1851 (musique de Léopold Amat) - Lien Gallica
  • on lui doit La bonne dame de mai (musique de Léopold Amat) - Lien Gallica


 Maupi

Marcel Louis Alexandre Barberin, qui devait devenir Maupi, est né le 6 novembre 1881, à Marseille. Il est le fils de Raymond Fortuné Barberin et de Marie Anaïs Désiré Anoï.

Photo ci-contre : Maupi devant le Concert Mayol (cliquer pour voir l'image en entier).

Grand ami de Raimu, il fait carrière au cinéma où il est du générique de 79 films ! On le retrouve aussi du côté des revues et opérettes, dans une carrière sur scène dont on ignore beaucoup. Parmi ses présences "musicales", citons tout de même Mirages de Paris, Plaisirs de Paris, Miss Cow Boy (ici et ici), La fille du tambour-major (ici).

Maupi décède le 4 janvier 1949 à Antibes (Alpes maritimes).

Pour une biographie plus circonstanciée, voir ici.


Merci à Dominique-Henri Simon, son petit-neveu et propriétaire des photographies ci-dessus,, pour sa sympathique collaboration.



 Max, Simon

Interprète, Simon Max fut, à l'opérette, le créateur, en 1877, aux Folies Dramatiques de Paris, du rôle de Grenicheux dans Les cloches de Corneville de Robert Planquette (1848-1903).

On sait que le livret de cette opérette qui est toujours au répertoire  été rédigé par un commissaire de police (sic), Charles Gabet, en collaboration avec Clairville, le co-signataire du livret de La Fille de Madame Angot.

Voir à : Paulus, Mémoires, chapitre 8.



 

 Mérigot, Paul (et Victor Boullard)

Paul Mérigot, parolier et Victor Boullard, compositeur, furent les auteurs d'une chanson intitulée "Les cocardiers" qui n'a évidemment pas survécu.

Cette chanson a été l'objet d'un épisode fort cocasse au tout début de la carrière de Paulus.
Voir à : Mémoires de Paulus, chapitre 7.



 Mérys, Rose


Chanteuse d'opérette et comédienne, née Rose-Marie Baudon, à Bordeaux, vers 1850 et qui se produisit sur scène, souvent en travesti, dans les années 1870 et 1880 ainsi qu'au début des années 90.


Elle fit un première tournée en Amérique du Sud (Rio) en 1877-1878 puis revint à Paris (Fantaisies Parisiennes 1879-1880, Skating 1881-1882) avant de retourner à Rio en 1889 ou 1891 où elle demeurait encore en 1901.



 Mévisto

Jules Wisteaux dit Mévisto, dit Mévisto l'Aîné (par rapport à son frère, Mévisto cadet avec qui, il partagea quelque temps la scène).


Interprète né en 1857, mort en 1918.

Il fut un acteur, un chanteur, un auteur et un chansonnier qui se spécialisa très tôt dans les chansons et le style de Montoya.

Quelques enregistrements de lui nous sont restés dont "Le tour du propriétaire" (en collaboration avec Dominique Bonnaud) - qui ressemble étrangement à une chanson de Bruant - repris chez EPM en l'an 2000, collection Anthologie de la chanson française, L'Esprit montmartrois [n° ADE 771 984792].



 Michiels, Gustave Désiré

Musicien-compositeur, né le 20 août 1845, à Ixelles, arrondissement de Bruxelles, province du Brabant.

Premier prix de violon, d'harmonie et de fugue au Conservatoire de Bruxelles, il est chef d'orchestre aux Galeries Saint-Hubert puis au théâtre impérial de l'Opéra de Saint-Pétersbourg pendant quinze ans. Après un séjour en Amérique, il vient à Paris. (*)

Il est l'auteur de la musique de plusieurs chansons de Richepin de même qu'une assez impressionnante série de compositions pour piano, pour piano et violons de même que plusieurs czardas ou danses folkloriques hongroises pour piano seul et deux pianos.

Parmi ces autres compositions, on note "Le bon gîte" sur des paroles de Paul Déroulède, chanté par Thérésa et Amiati de même qu'une version de "La Glu" au répertoire d' Yvette Guilbert, de La Palma et de Polaire. Il a également "rapporté d'Amérique" la musique de " Tha Ma Ra Boum Dié", la chanson qui fît le succès de Polaire. (**)

Gustave Michiels avait épousé en juin 1868 à Bruxelles, l'interprète Jeannette Joséphine Graindor, née le 16 septembre 1845 à Liège (dont le père, Jean-Baptiste Graindor, était musicien) connue sous le nom de Madame Graindor (voir aussi à Paulus, Mémoires, chap. 16) et avait deux fils.

Parti, très malade, en Belgique à l'été 1911, il décède à Bruxelles le 18 novembre 1911. (*)

Source : (*) Le Figaro du 19 novembre 1911 (**) Le Ménestrel daté du 31 décembre 1911



 Miolan-Carvalho, Caroline

Artiste lyrique née Marie-Caroline Félix-Miolan, à Marseille, le 31 décembre 1827 et qui fit ses débuts à Brest en 1849.

Elle devint Madame Caroline Miolan-Carvalho suite à son mariage avec Léon Carvalho (1825-1897), une basse chantante né à l'île Maurice, qui fut nommé directeur du Théâtre Lyrique en 1855 puis, en 1876, de l'Opéra Comique.. Elle abandonne définitivement la scène en 1885.Décédée à Ouys, près de Neuville-lès-Dieppe en 1895, elle fut la créatrice du rôle de Marguerite dans le Faust de Gounod.

On la disait funambulesque, mariée à un être à la tête douteuse et macabre...

(Les frères Goncourt)



 Mogador, Céleste

Élisabeth-Céleste Veinard ou Vénard puis Chabrillan, comtesse Lionel de, dite Céleste Mogador fut une danseuse et chanteuse née à Paris en 1824 qui débuta au Cirque olympique ou Hippodrome du Boulevard du Temple dans les années 1840.

En 1850, danseuse vedette du Bal Mabille - qui deviendra plus tard l'orchestre Mabille du Moulin Rouge - elle invente une nouvelle danse, qu'on nomme le Quadrille ou Cancan excentrique (voir à French Cancan Petite Histoire) qui fut le véritable ancêtre du French Cancan.

Devenue Comtesse Lionel de Chabrillan en 1854, elle suit son mari en Australie, mais en revient veuve quatre ans plus tard.

Elle se lança alors dans la production littéraire (romans, pièces de théâtre) qu'elle abandonna en 1885.

Elle est décédée à Paris en 1909.