MINI-BIOGRAPHIES

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W XYZ
(Cliquer sur l'index pour changer de page)

R


Les informations dont nous disposons sont quelques fois très succintes et ne nous permettent pas vraiment de réaliser une fiche biographique conventionnelle. Aussi, nous ajoutons cette série de pages (en ordre alphabétique) pour diffuser les quelques renseignements que nous possédons sur les personnages ne faisant pas l'objet d'une Fiche biographique...




 Regnard, Victor-Auguste

Victor-Auguste Blondel dit Regnard, né le 5 mars 1854.

Il était, selon Lyonnet (voir bibliographie) comptable dans un magasin de nouveautés lorsqu'il se mit à chanter dans diverses sociétés privées avant de débuter au Théâtre de la Tour d'Auvergne vers 1876-1877 et d'être engagé au Concert (Européen) de la rue Biot où il resta jusqu'en 1880.

Suivirent : le Théâtre des Arts (1880), le Théâtre de Cluny(1883), celui de la Renaissance (1887-1888), le Théâtre Déjazet (1889-1990)... jusqu'à ce que son embonpoint le transforma en excellent "compère de revue".

Il se produisit en tant que tel, et parfois encore au théâtre, pendant des années... jusqu'à ce qu'un client, ayant trop bu, dans un petit restaurant, près du Moulin Rouge où il devait, le soir même, jouer le père de Claudine, lui tira une balle en plein ventre le 2 janvier 1911 et ce, au cours d'une altercation avec un des garçons. Il mourut deux jours plus tard, dans sa 57e année.

On a, de lui, surtout retenu, comme le cite Paulus, dans ses Mémoires (chap. 9 et 14) qu'il fut "le plus sympathique des artistes, le compère idéal gobé par le public, l'inlassable organisateur-régisseur des représentations au bénéfice des pauvres..."

Il fut inhumé au cimetière de la maison de Pont-aux-Dames (Seine-et-Marne), retraite pour artistes, dont il s'était beaucoup occupé.



 Renard, Antoine

Ténor né à Lille en 1825, mort à Paris en 1872.

Très célèbre en tant que chanteur de 1850 à 1860, il dut abandonner l'opéra à cause d'un cancer au visage.

Il fut l'auteur de la musique du "Temps des cerises" en 1867.

Pour plus de détails, voir à Paulus, Mémoires, chapitre 03










 Resca

De ce chanteur, (passez-nous l'expression) "visiblement à voix", et qui a fait "les beaux jours" du Petit Casino (entre 1908 et 1920), du Kursaal, du Concert du XXe siècle et de celui du Commerce (à peu près vers les mêmes dates) - avec quelques passages à l'Eldorado, à l'Empire et au Théâtre de la chanson (y compris une présence remarquée au Palais de Cristal de Marseille en 1911) -, nous n'avons retrouvé que quelques repiquages, la plupart dans l'Anthologie de la chanson française enregistrée 1900-1920 (n° EPM 1989692), quelques notes biographiques et une mauvaise photo.

Sa physionomie nous renseigne à peu près sur sa présence scénique. Quant à ses enregistrements...

Il serait né Alexandre [André] Ménager à Niort (Poitou-Charentes) en 1881, comme tous les artistes dont on ne connaît pas précisément les origines, de "petits commerçants". Ses débuts, il les aurait fait vers 1900 avant de devenir une des "vedettes" du Petit Casino, en 1908, comme nous le mentionnions ci-dessus. Sa carrière se serait étirée jusqu'au début des années vingt et puis plus rien. Une note dans nos fiches indique qu'il serait décédé le 16 mars 1962.

De l'Anthologie de la chanson française enregistrée, voici les repiquages qui ont été effectués :

Volume 5 - Les grandes valses populaires :

  • "Tu ne sauras jamais" (paroles G. Millandy - musiqueJ. Rico) - 1911
  • "La valse brune" (paroles G. Villard - musique G. Krier) - 1911
  • "Les nocturnes" (paroles R. Le Peltier et C. Cluny - musique G. Gabaroche) - 1915

Volume 9 - Chansons exotiques :

  • "Myrella la jolie" (paroles F.L. Bénech - musique D. Berniaux) - 1910

Volume 10 : Romances et mélodies :

  • "L'heure des rêves" (auteur et compositeur inconnus) enregistré en 1911.

À noter qu'il fut l'un des premiers à enregistrer "La valse brune", un des grands classiques de l'an 1909. (voir dans la page dédiée à Georges Villard)

À noter, dans le catalogue de mai 1914 ( Pathé), quatre enregistrements :

  • "Ah le beau rêve" de Gauwin et Paris
  • "L'homme qui rit" de Gauwin
  • "Le chevrier d'amour" (sic) de Léo Daniderff
  • "Le cœur de Gaby" du même.

Ces quatres titres sont encore au catalogue de 1927 avec quatre autres :

  • "Entends-tu la chanson" de Gaston Gabaroche
  • "Les nocturnes" du même
  • "La tendre chanson" (idem)
  • "Chante, ma Lison" de Gauwin et Paris.

Mais ils disparaissent quand, en 1929, Pathé passe aux enregistrements électriques.



 Réval, Jules

(Jules) Réval, interprète, fut le créateur du genre "ivrogne raisonneur" qui eut, un jour, l'idée de dire ses chansons plutôt que de les chanter tout en continuant d'être accompagné par l'orchestre.

On le retrouve aux Folies Bergère en 1869, à l'Eldorado en 1871, à l'Alcazar d'Été en 1877, aux Ambassadeurs vers à peu près le même temps et, jusqu'en 1892, à Ba-Ta-Clan.

Voir à Chadourne, Chapitre 6.

Voir également, une de ses chansons : "Le chapeau claque" pour en lire les paroles et en entendre une version harmonisée et enregistrée par un de nos collaborateurs, d'après la partition originale.



 Rigolboche

Marguerite Badel, dite Rigolboche fut une danseuse excentrique née à Nancy le 13 juin 1842 et décédée à Bobigny le 1er fevrier 1920 [*] célèbre de 1855 à 1860 mais qui fut vite vite oubliée malgré ses Mémoires, plutôt rosses, publiées en 1860.

Le nom de Rigolboche refit surface en 1936 pour un film peu mémorable de Christian-Jaque (musique originale de Casimir Oberfeld) et qui mettaient en vedette un vieuxJules Berry et, dans un rôle presque secondaire, malgré les affiches, Mistinguett, âgée, à ce moment-là, de 61 ans, en chanteuse de cabaret et qui y interprètait une chanson d'Oberfeld, Bayle et de Lima),  "Chantez !"...

Dans ses Mémoires, Thérésa, se dit outrée de lui avoir été comparée ("C'est la Rigolboche de la chansonnette !" disait-on d'elle, à ses tous débuts) à un moment où le mot "rigolbocher" voulait dire s'amuser, rire, bambocher.


[*] Merci Monsieur P. Ramseyer !



 Robert, Eugénie

Interprète.

Ses débuts datent de 1859, au Concert du Géant où elle pousse laromance.

Après une saison au Café Moka et un passage à l'Alcazar d'Hiver, elle se produit à l'Eldorado.

Une enfant de la balle (dixit Paulus, Mémoires, chapitre 5), elle jouait déjà, à l'âge de dix ans, desrôles d'enfants aux Folies Dramatiques.

Elle fit également carrière à Bruxelles, dans le répertoirede l'Opéra-Comique et d'Offenbach.


Illustration (à droite) : Eugénie Robert au Concert des Porcherons (Source Gallica - Bnf)