MINI-BIOGRAPHIES

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Les informations dont nous disposons sont quelques fois très succintes et ne nous permettent pas vraiment de réaliser une fiche biographique conventionnelle. Aussi, nous ajoutons cette série de pages (en ordre alphabétique) pour diffuser les quelques renseignements que nous possédons sur les personnages ne faisant pas l'objet d'une Fiche biographique...



 

 Sainte-Foy, Charles

Charles Louis Pubereau dit Sainte-Foy, interprète né en 1817.

Élève du Conservatoire, il fit ses débuts en 1842 à l'Opéra Comique.

Paulus, (Mémoires, chapitre 12) dit s'en être inspiré pour chanter "J'suis chatouilleux" de Francis Tourte et Victor Robillard à l'été de 1871, aux Ambassadeurs.

Sainte-Foy est mort à Paris en 1877.



 Sarcey, Francisque

Critique né à Dourdan en 1827, mort à Paris en 1899.

D'abord professeur (à Chaumont), renvoyé pour ses opinions trop libérales, il se mit à écrire sous divers pseudonymes dans un grand nombre de journaux et revues avant, en 1867, de passer au Temps où il devint, jusqu'à sa mort, le critique dramatique le plus connu de son époque et la tête de Turc d'Alphonse Allais qui ne se gênait pas pour écrire des articles en utilisant son nom.



 Sax ou Sasse, Marie-Constance

Cantatrice belge aux proportions, si l'on en juge par les photos d'époque, "wagnériennes", née Sax le 26 janvier 1834 (ou 1838) à Gand (Belgique) qui, pour subvenir au besoin de sa famille, chanta quelquetemps dans les cafés-concerts notamment au Café Moka, à  celui des Ambassadeurs et à celui du Géant.

Ses débuts à l'opéra dateraient de de 1859  (rôle de la Comtesse dans Les Noces de Figaro au Théâtre Lyrique).

Elle est surtout connue pour avoir été la première Elisabeth de Tannhaüser à Paris en 1861 et la première Selika dans L'Africaine de Meyerbeer en 1865 (photo ci-contre, à droite) mais aussi de ne pas avoir créé le rôle d'Amnéris dans Aïda (1871) à cause de son caractère qu'on a dit, à l'époque, insupportable ; ce qui lui valut d'être rejetée par Verdi.


Mariée, puis divorcée, à la basse Castlemary, elle mourut pauvre et délaissée au mois de novembre 1907.



 Szulc, Joseph

Joseph Szulc (on prononce "Choultz") est né Josef Zygmunt Szulc en Pologne, en 1875. En 1899, il est à Paris pour parfaire ses études musicales (composition et direction d'orchestre) pour s'installer, en 1903 à Bruxelles où il est, à vingt-huit ans, nommé chef d'orchestre à la Monnaie.

Sa carrière aurait pu se dérouler tranquillement - elle a débuté tranquillement, d'ailleurs, par un ballet et diverses mélodies dites sérieuses - mais Szulc a d'autres idées en tête : il veut devenir un compositeur populaire.

En 1908, il adapte une comédie de Pierre Veber, Loute puis, en 1914, il se lance dans Flup ! sur un livret de Gaston Dumestre. - Les deux, plus particulièrement la première, sont dans le plus pur style viennois mais, remaniée, la deuxième qui a déjà fait un triomphe à Bruxelles après être passé par Lyon, montée à Paris, en 1920, avec Dranem dans le rôle-titre, est aujourd'hui considéré comme la première vraie comédie musicale française. - La même année, ce sera au tour de Titin (avec cette fois-là, Polin) - livret de Gaston Dumestre encore mais aussi de Roger Ferréol - d'éblouir Paris. - Il sera alors lancé.

Entre 1922 et 1938, il composera la musique de pas moins de dix-sept comédies musicales qui comptent aujourd'hui parmi les plus inspirées de l'époque, non pas inspirées par la mode qui était au jazz et aux grandes revues mais par de véritables mélodies qui mériteraient aujourd'hui d'être reprises sauf que monter, à l'heure actuelle, Sidonie Panache [*] avec un Bach dans le rôle principal et dont un des tableaux est celui de la conquête d'Algérie (avec chevaux sur scène)...

Son plus grand succès fut sans doute Mannequins (1925) - livret de Jacques Bousquet et d'Henri Falk - dont on a tiré un film en 1933 avec Noël Noël dans le rôle principal.

Nous serions inexcusables cependant de ne pas mentionner Flossie [**] ne serai-ce que pour souligner que, parmi les créateurs, se trouvaient deux futurs vedettes en les personnes de Jean Gabin et de Mireille.

Ce qui nous amène à vous parler de Charpini qui fit partie de la distribution de Divin Mensonge de Szulc (en 1926) mais pour cela, il faudra passer à sa page.

Pour la petite histoire, Joseph Szulc est décédé en 1956 non sans avoir une dernière opérette, après la guerre, Pantoufle (1945) sur un livret de Willemetz.


[*] Livret d'Albert Willemetz et de André Mouezy Eon.
[**] Livret de Marcel Gerbidon et lyrics de Charles-Louis Pothier et d'Albert Willemetz.