Tu 'as possédée par surprise

1926

Chanson créée par Gaby Montbreuse.

Paroles de Marcel Bertal et Louis Maubon - Musique de Jean Lenoir

(1er couplet et refrain)


Paroles

Un jour sur l'boul'vard j'allais traverser
Et dans ta cinq chevaux, tu vins à passer
Avec un sourire, tu m'dis "y a d'la place
Ça vous plairait-il que j'vous emmenasse ?"
Bref, je suis montée sans savoir pourquoi
Tu m'as emmenée, jusqu'au fond du bois.
Et tu m'as pris la main, sans que j'prenne la mouche
Tu m'as pris les ch'veux, tu m'as pris la bouche.
Et dans ces conditions, dame, c'était fatal !
Y avait bien des chances pour qu'ça tourne mal

Tu m'as possédée par surprise
Et j'ai l'impression qu'j'ai dû faire une bêtise
Certes, j'aurais dû dire non
Non, non, non, non, non
Mais voilà j'ai dit oui
Oui, oui, oui, oui, oui
Seul'ment j'ai peur à présent qu' tu m' méprises
Mais pourtant tu l'sais
J'l'ai pas fait exprès
C'qui est fait est fait
N'en parlons, jamais
Tu m'as possédée par surprise

Tout ça c'est bien triste, on s'est fait serment
De n'plus r'commencer l'erreur d'un moment
On s'est dit adieu sous un clair de lune
Adieu pour toujours, sans rancune aucune
Mais comme j'avais soif, on a bu deux verres
Cinq, six, sept, ensuite puis le der des der
Comme l'avant dernier m'a donné l'vertige
Au bout d'un moment, j't'ai d'mandé "Où suis-je ?"
Tu n'répondis rien, moi non plus pardi
Mais j'ai tout compris : j'étais dans ton lit !

Tu m'as possédée par surprise
Et j'ai l'impression qu'j'ai dû faire une bêtise
Certainement j'aurais dû dire non
Non, non, non, non, non
Mais je crois bien que j'ai dit oui
Oui, oui, oui, oui, oui
Ah oui, je sens bien qu'tu m'méprises
Je m'en veux, vois-tu,
Quand j'pense d'autant plus
Qu'si j'n'avais point bu,
Tu n'm'aurais point eue
Tu m'as possédée par surprise

Je t'ai dit "C'est mal ce qu'on a fait là !
T'aurais jamais dû m'faire des trucs comme ça
Si ça continuait, mais ça s'rait terrible !
Et te pardonner, non, c'est impossible"
Ah oui, j't'ai haï, j't'ai haï, c'est fou
Comme j'allais sortir, t'as fermé l'verrou
J'n'avais pas la clé, j'suis restée quand même
Mon Dieu qu'on est bête quand on croit qu'on aime
J'ai voulu partir, ah oui, quel beau jour !
Car ça fait trois ans, qu'dix-huit fois par jour

Tu m'as r'possédée par surprise
Et j'ai l'impression qu'j'ai dû faire une bêtise
Certainement j'aurais dû dire non
Non, non, non, non, non
Mais je crois bien que j'ai dit oui
Oui, oui, oui, oui, oui
Ah oui, ma vertu tu m'l'as prise !
La seule que j'avais et si j'la r'voulais
Je suis sûre qu'jamais tu n'me la rendrais
Tu m'as possédée par surprise