Léon Pousthomis

De tous les illustrateurs des petits formats de Mayol, Léon Pousthomis, né à Paris le 21 décembre 1881, mérite une mention spéciale.

Il en a, en effet, illustrés à lui tout seul plus d'une cinquantaine :

"Ah ! Mademoiselle? Dites-moi donc !"

"Elle pique à la mécanique"

"L'œuf à la coque"

"L'amour muet"

"Les encerclées !"

"Un p'tit bout d'homme"

"Amoureux sauvetage"

"La fille de la patronne"

"Un p'tit quéqu'chose"

'Avec Madame Durand"

"Gentiment"

"Les petites entravées"

"La Bédouine et le tuba"

"Le gosse et le chien"

"Les p'tits oiseaux"

"Blonde Lisette"

"Haia !"

"Les panpan"

"Le bon chemin"

"J'étais pure"

"Le passage du désir"

"Le bon Dieu des roses"

"La jolie boiteuse"

"Petite maîtresse"

"La cocarde de Mimi Pinson"

"Lettre à l'ingrate"

"Pretty May"

"Comme elle boîte"

"Leur fille"

"Rondeau des pinsonnettes"

"Conte Louis XV"

"Ma petite bretonne"

"Rose a perdu ce matin"

"D'la Mad'leine à l'Opéra"

"Le métier des amours"

"Tes jolies choses"

"Come Darling I Love You"

"La Mokote"

"Tous les deux"

"Le dimanche"

"Mon p'tit n'oiseau"

"Un tout p'tit rien"

"Elle est de l'Italie"

"Le Monsieur qui attend"

"Le vœu de la Montmartroise"

"Elle est gentille"

"La musique des trottins"

"Voilà pouquoi"

Ses dessins ont servi, parfois plusieurs fois. Voir à : "Ah ! Mad'moiselle... Dites-moi donc !", "Ah ! Minna", "Amoureux sauvetage", "Avec Madame Durand", "Elle pique à la mécanique" et ainsi de suite.

Certains petits formats ont été, par lui, repris deux fois : "Conte Louis XV", par exemple.

Et il existe plusieurs variantes du ou des mêmes coups de crayons ou motifs : "Le dimanche" et "J'étais pure", autre exemple.

Dans ses illustrations "réalistes", il est inégalé. Voir à : "La fille de la patronne" ou encore au "Rondeau des pinsonnettes".

Ce qui le démarque par dessus tout, c'est la liberté, le désinvolte, l'impertinence même, avec lequel ou laquelle il n'a jamais hésité à restituer, de Mayol, un portrait disons "efféminé", Mayol, qui, on le sait, avait, en scène - et même à la ville - une prestance assez peu virile. - Voir, a ce propos, "Gentiment" (repris dans "Le métier des amours"), les caricatures entourant "Les p'tites entravées", "Comme elle boîte" et surtout "Cabotine" qui est à la limite de la charge.

Le créateur de "Viens, Poupoule !" ne semble pas s'en être offusqué puisqu'à lui seul, Pousthomis est celui dont il a le plus sollicité les services pour ses petits formats.

On pourrait également se demander ce que fait le cochon au pied de Mayol "en prêtre" dans "L'amour muet"...


Les renseignements sur ce Pousthomis sont peu nombreux.

Deux collectionneurs, Messieurs Jean-François Petit et Gérard Millot (nous avons rejoint ce dernier grâce à Madame Agnès Bidard) nous informent que cet illustrateur aurait dessiné plus de 1 500 petits formats. - Voir, en particulier, à Montel - Petits formats.

Nous en donnons plusieurs exemples ci-contre.

Il serait né Léon Cesaire Auguste Pousthomis, se serait marié le 9 juin 1910 à Paris à une certaine Catherine Gilson pour disparaître pendant la guerre de 14 -18 , le 28 mars 1916, dans la forêt de Hesse, commune de Récicourt (Meuse), sergent au 69ème régiment d'infanterie.

Il reposerait aujourd'hui au cimetière du Père Lachaise, plaque n° 3900.

Une photo, en uniforme, existerait de lui (Monsieur Millot) mais nous n'en avons pas retrouvé la trace.


Petits formats


Note de l'éditeur : Difficile de faire un choix parmi toutes les œuvres de Léon Pousthomis. En voici quelques unes, de différents styles et permettant de se faire une idée de la diversité des travaux de l'illustrateur.

Merci à Jean-François Petit et au Dr Jacques Perroud pour leur précieux concours.

Pour une collection impressionnante de petits formats de cet illustrateur, voir le site de Monsieur Frank Lateur.