Édith à sept ans



La Môme Piaf








Édith Piaf

"Pourquoi n'avez pas de fiche sur Édith Piaf ?" nous écrivait-on à la fin de décembre dernier (2005).

"Pourquoi une si courte fiche sur une si importante interprète ?" pourrait-on nous écrire aujourd'hui.

Deux raisons

1 - C'est que nous considérons Piaf essentiellement comme une interprète des années cinquante

et

2 - Parce qu'il existe déjà un très grands nombres de sites qui lui sont dédiés.


En voici quelques uns

Ceux, d'abord, de la RFI et du Hall de la Chanson :

http://www.rfimusique.com/siteFr

http://www.lehall.com/consultez-l-histoire/artistes/piaf-edith

Puis ceux de Sébastien Brumont (visiblement un fan) :

http://www.francisdionne.qc.ca/sommaire/piaf.htm

http://www.ramdam.com/bio/edith-piaf-biographie

Et, en terminant, celui celui d'Évène :

http://www.evene.fr/celebre/biographie/edith-piaf-2970.php

(Mais ne vous gênez surtout pas pour explorer le WEB : Google, avec "Edith Piaf" comme mots-clés vous citera pas moins de 2.200.000 pages...


Vous pourriez nous dire que Piaf a commencé à chanter bien avant les années cinquante, qu'elle a fait ses premiers enregistrements bien avant 1945, que son "Légionnaire", entre autres, date de 1937 et qu'en conséquence...

Tout à fait d'accord.

D'ailleurs, si vous allez fouiller du côté des pages où nous avons pensé résumer la période que nous couvrons en cinquante et quelques chansons, vous remarquerez que l'avant dernière est de Piaf, que l'avant dernière se termine par un de ses plus grands succès : "La vie en rose". (Un lien vers cette page est ci-dessous.)

Sauf que nous persistons et signons : Piaf est, à notre avis, plus post-45 (au même titre que bien d'autres qui ont fait leurs armes avant ou pendant la Deuxième Grande Guerre) et qu'elle appartient plus au début des chanteurs-vedettes-interprètes (entendons par là : des chanteurs-interprètes avec des répertoires spécifiques, créés pour eux, souvent par eux dans le sens qu'on oubliera les auteurs pour ne parler que des interprètes), enfin ceux qui ont vraiment commencer à percer au début des années cinquante : Brel, Brassens, Ferré, Juliette Gréco, Aznavour, Bobby Lapointe ou même Luis Mariano, pour ne citer que ceux-là.

Qu'avons-nous retenu de Piaf ? Très peu de son répertoire d'avant 1950 [1]. Qui se souvient, aujourd'hui, de "Celui que mon cœur a choisi" (1938), de "Elle fréquentait la rue Pigalle" (1939), de "C'était un jour de fête" (1941), de "Y'a pas de printemps" ou même de ses "Amants de Paris" (1948) ? - Décidément, au risque de paraître de mauvaise foi, nous sommes d'avis que la véritable carrière de Piaf débute avec, nous l'avons déjà cité, "La vie en rose" pour atteindre un sommet avec "L'hymne à l'amour" (nous somme déjà, à ce moment-là, en 1950), sommet duquel elle ne redescendra pas avec, coup sur coup, des titres comme "Padam, Padam" (1951), "La goualante du pauvre Jean", "Sous le ciel de Paris" (1954), "L'homme à la moto" (1956)  "La foule" (1957), "Mon manège à moi" (1958), "Non, je ne regrette rien" (1960) [2], "Les amants" (1961) et cette ultime chanson que, peut-être, elle n'aurait jamais dû enregistrer... "À quoi ça sert l'amour ?" (en duo, avec son ultime amant, Théo Sarapo).


Quoiqu'il en soit, pour les deux ou trois habitués de ce site et qui n'auraient jamais entendu parler de Piaf, répétons qu'elle est née le 19 décembre 1915, qu'elle a commencé à chanter, dans la rue ou presque à l'âge de quinze ans, qu'elle a eu un enfant à dix-huit ans, que cet enfant est mort deux ans plus tard, que celui qui l'a lancé est mort assassiné, qu'elle a connu une foule d'amants dont un est décédé à la suite d'un écrasement d'avion, qu'elle a été souvent malade, qu'elle a subi au moins deux cures de désintoxication et qu'elle est morte d'"épuisement" (un euphémisme) deux mois avant son quarante-huitième anniversaire le même jour - on ne lasse jamais de le citer - que Jean Cocteau.


La voix ? Unique. Le répertoire ? - À quelques chansons-près, assez pauvre (si, si...). - La personnalité ? De quoi alimenter des milliers de journaux à potins pour des dizaines d'années.

A-t-elle vécu ses chansons ou a-t-elle chanté son vécu ? - Laissons-nous sur cette question.

Pour l'entendre et connaitre la petite histoire de cette chanson, il suffit de cliquer :

La chanson française en 50 chansons - numéro 50


[1] Exclusion faite, bien sûr de "Mon légionnaire" qu'on retrouvera, sur ce site, chanté par l'inoubliable Marie Dubas.

[2] Ce qui faisait dire à une de nos correspondantes, il y a quelque mois :"Quoi ! Quarante-sept ans... déjà ?" Hé oui...