Ferme la Porte

1918

Chanson - paroles de Ferdinand-Louis Bénech et d'Ernest Dumont et musique de Ferdinand-Louis Bénech


Merci à Monsieur Jean-François Petit de Mons en Laonnois, pour ces paroles, le petit format et les informations qui suivent. La chanson est datée de 1918 bien que le copyright le soit de 1912. Elle a été enregistrée en 1925 (ou peut-être avant ?) par Louis Lynel des Concerts Parisiens sur disque Pathé à aiguille (référence n° 5192, étiquette bleue, 2 faces). Sur l'autre face, "Les bijoux", également de Bénech et Dumont.


Paroles

C'était une petite ouvrière,
Qui demeurait seule avec sa mère,
Bell' comm' le jour, œil de velours,
Une taille faite au tour,
Aussi quand ell' la laissait seulette,
Sa pauvre maman était inquiéte,
Et prudemment, en s'en allant,
Ell' disait en l'embrassant,

Refrain
Ferme la porte aux amoureux
Ma mignonnette aux grands yeux bleus,
Ton cœur ma brune, c'est ta fortune,
Quand on aime on est malheureux,
Le cœur est un oiseau léger,
Un rien peut le faire envoler,
De peur qu'il sorte, ferme la porte,
Ferme la porte aux amoureux,

Cependant, chaque jour d'un air tendre,
Un joli garçon venait l'attendre,
Mam'zelle Loulou,
Quand voudrez-vous,
Me laisser monter chez vous,
Hélas monsieur, c'est impossible,
répondait la petite inflexible,
j'vous trouv' gentil,
Mais j'obéis a ce que maman me dit

au Refrain

La voyant aussi sage que belle,
le garçon qui aimait la d' moiselle,
S'en fut enfin,
Un beau matin,
Pour lui demander sa main,
Cela fit un délicieux ménage,
Et maintenant, c'est selon l'usage,
Lui à son tour,
Qui chaque jour,
Lui murmure avec amour.

Dernier refrain
Ferme la porte aux amoureux,
Ma mignonnette aux grands yeux bleus,
Ton cœur ma brune, c'est ma fortune,
Sans lui je serai malheureux,
le cœur est un oiseau léger,
Un rien peut le faire envoler,
De peur qu'il sorte, ferme la porte,
Ferme la porte aux amoureux.