Joe E. Howard



Malgré tes serments

(I Wonder Who's Kissing Her Now)

1944

Immense succès de Lucienne Delyle (en 1944), cette chanson fut composée en 1909 par Joe E. Howard, Harold Orlob, Frank Adams et Will Hough. - Adaptée en français par Henri Christiné, elle connu un sort presque aussi enviable que sa version originale américaine.

Le parolier Irving Caesar ("Swanee", "Tea for Two", "Just a Gigolo", etc.) avait l'habitude de dire de cette chanson, publiée à l'origine sous le titre de "I Wonder Who's Kissing Her Now" (Je me demande qui, aujourd'hui, l'embrasse), qu'elle était une chanson "parfaite" : "Sa musique est simple, précisait-il, et il suffit d'en entendre que les premières paroles pour ne plus jamais l'oublier." - C'est qu'il avait raison.

(Voir à la Chanson française en 50 titres, au numéro 47 la remarque que nous avons faites à propos d'une autre chanson parfaite, celle de Trenet, intitulée "Que reste-t-il de nos amours ?").

Jusqu'à la fin de la Deuxième Grande Guerre, "I Wonder Who's Kissing Her Now" a fait partie de tous les tours de chant de ces chanteurs aux répertoires nostalgiques dont le très célèbre Joe E. Howard, un de ses paroliers, qui en fit l'objet de son ultime tour de chant, en 1944, à Hollywood... à l'âge de 77 ans.


Paroles

Je t'avais et pour toujours
Donné mon âme et toute ma tendresse
Croyant en retour avoir ton amour
La vie est cruelle et traîtresse
En rentant chez nous un soir
Je trouvais la maison triste et déserte
Je guettais ton retour
Par la porte entr'ouverte
Jusqu'au matin sans te revoir

Refrain
Malgré tes serments tes promesses
Malgré tes baisers tes caresses
Tu partis un jour sans un mot d'amour,
Sans regret, pour toujours
Et chaque soir à ma fenêtre
J'attends dans l'espoir que peut-être
Dans les bras de l'autre
Un jour tu souffriras
Et que vers moi tu reviendras

Je n'ai de toi qu'un portrait
Seul compagnon de mes longs jours de fièvre
Portrait dont bientôt pâlirons les traits
Sous les baisers brûlants de mes lèvres
Je m'adresse à lui tout bas
M'imaginant que c'est toi qui m'écoute
Et mes peines d'amour
Je les lui redis toutes
Croyant que tu les entendras

au Refrain