Chantée par :

  • par Teste au Concert Parisien en août 1880 ;

  • par Dermez à Ba Ta Clan en août 1880 ;

  • par Auffray à l' Orphéum en août 1880 ;
    (lien Gallica)

  • par M. Vaast lors de la soirée lyrique Le Pinson, le 4 août 1880 ; (lien Gallica)

  • par Monsieur Marie le 14 août 1880 lors de la soirée mensuelle donnée par la Favorite (société lyrique) ; (lien Gallica)

  • par Villé le 19 février 1881 ; Gazette lyrique 
    (lien Gallica)

  • par Voisin, comique, au Pavillon de la Rotonde
    à Moulins en 1896-97 ; (lien Gallica)

  • par M. Boissier au casino de Vierzon en mai 1881 ! ; (lien Gallica)

  • orchestre : toutes les occurrences (lien Gallica).

Merci à Claire Simon-Boidot pour les sources,
le petit format et la saisie des paroles.

Les suites d'un premier lit

1880

Chanson créée M. Mathieu à l'Eldorado.

Paroles de Delormel et Villemer - Musique de Charles Pourny

Ch. Egrot éditeur


On peut en entendre un extrait, interprété par Pierre Valray, à notre rubrique Chansons perdues, chansons retrouvées au n° 300.


Paroles

Le jour où j'épousai ma femme,
Elle avait de son premier lit
Une fille à l'œil plein de flamme
De laquell' mon père s'éprit.
Mon père était veuf, mais très tendre ;
Avec ma fille il se maria,
C'qui fait qu'mon pèr' devint mon gendre
Et que j'fus l'beau père de papa.
Je n'sais pas si je m'fais comprendre,
C'est très simple, mais cependant
J'vous préviens qu'vous pouvez m'reprendre
Si ça vous semble embarrassant :

Ma bell' fill' devint donc ma mère.
(Ma belle-mère ça s'entend,)
Or, moi-mêm' je d'vins bientôt père,
C'est ici qu'ça s'cors' légèr'ment.
De ma fille mon fils fut l'frère.
Mais là ne s'arrête pas tout,
Car étant l'beau frère de mon père
Il devint mon oncl' du mêm' coup.
Je n'sais pas... etc.

La jeune femme de mon père,
(mon ancienn' fill', par conséquent,)
Plus tard devint à son tour mère
D'un gros garçon très-bien portant.
Ce garçon fut, la chose est claire,
Mon petit-fils, mais avec ça
Il devint égal'ment mon frère
Puisqu'il était l'fils de papa !...
Je n'sais pas... etc.

Suivant la ligne de famille
Et les usages établis,
Il est clair que l'fils de ma fille
De ma femm' devint le p'tit fils.
Or, comm' il s'trouvait êtr' mon frère,
Alors il arriva ma foi,
Que ma femm' devint ma grand-mère
Quoique ayant quatorze ans d'moins que moi !
Je n'sais pas... etc.

Donc, par ce bizarre amalgame,
Un jour il se trouva qu'ainsi
Je fus l'petit-fils de ma femme
Dont j'étais également l'mari.
Voilà comment, chos' singulière
Par les suites d'un premier lit
Je devins mon propre grand-père,
Et je l'suis encore aujourd'hui
J'ignore si je m'suis fait comprendre,
Mais si c'récit semble peu probant,
Je suis tout prêt à le reprendre
En r'commençant par le c'mmenc'mment !