Merci à M. Claude Merland,
du Grand-Duché du Luxembourg,
pour les photos de Constantin.

Constantin

Son titre de gloire fut d'avoir fait rire des salles entières entre 1908 (?) et le milieu, semble-t-il, des années trente.

On sait qu'il a chanté au Brunin (en 1913), au Casino des Tourelles, au Concert Marjal (en 1915), au Casino Montparnasse, au Chanteclair, au Concordia, aux Folies-Belleville, aux Folies Parisiennes, à la Gaîté-Montparnasse, à l'Olympia et Dieu sait combien d'autres établissements mais même en fouillant dans les revues les plus spécialisées, il nous a été impossible d'en apprendre plus sur lui.

Il fait et fera sans doute toujours partie de cette foule de chanteurs, amuseurs publics, danseurs et petites vedettes du café-concert et du music-hall qui ont, pendant des années, complété les programmes des grandes vedettes de l'époque.

Georgius, dans ses mémoires [1], mentionne en 1946,que Constantin, a tenu un temps un comptoir d'huîtres et de coquillagesdans le faubourg Saint-Martin qu'il a transformé par la suite encomptoir de vente de tickets de loterie... Marc Béghin † nous signale, quantà lui, que Constantin (le Rieur) est né Constantin Collet, en Belgique, le 13 juin 1875 et qu'il est décédé à Paris le 4 octobre 1949.

Nous reste de lui, des enregistrements dont trois suivent  :

"La rigolomanie"

(voir ci-dessous)


"La Tyrolienne"

Cet enregistrement nous a été fourni par
Monsieur Guillaume Doumenge.


"Le monsieur qui rit toujours"

Et celui-ci nous a été fourni par Jean-Yves Patte.
Disque électrique, très rare. Idéal 20041 / A 82 - ca 1930
(Edouard Jouve et F. Mortreuil) avec orchestre.


À propos de La rigolomanie

Il existe au moins trois versions de cette chanson de Piccolini et Bousquet et qui date de 1909.

Créée à l'Alhambra par Constantin, elle aurait été endisqué pour la première fois par lui en 1912 (Martin Pénet - Mémoires de la Chanson) mais nous n'avons pas retrouvé trace de cet enregistrement.

En 1913, existe dans les registres de Pathé, une entrée au numéro 1227 EP de cette "Rigolomanie" jumelée avec "Né comme ça" (une chanson "à rire" de Hamel, Bossuy et J. Vincent) mais non publiée avant la fin de la guerre, c'est à dire en 1918.

Deux autres enregistrements allaient suivre dont un chez Pathé portant le numéro 3700, matrice 201632 et gravé le 24 décembre 1929 mais qui sembla dater d'une période antérieure. Cet enregistrement est jumelé avec "La poule aux cannetons" (de Camille Robert et Raoul LePeltier. (Merci à Madame Blandine A. de Colmar pour ce renseignement.)

Pour le troisième nous n'avons pas de renseignements.

Ce troisième et le premier, celui de 1913, ont fait l'objet de repiquages d'abord chez Music Memoria (Chansons de la Belle Époque, vol. 1 - n° 30188 - 1988) puis par Forlane (Festival de Chansons loufoques - n° 19151 - 1997).

Forlane date son enregistrement de 1909 mais nous croyons qu'il s'agit là d'une erreur, le tuba entendu en arrière-plan laisse supposer un enregistrement plus près de 1927, date des premiers enregistrements électriques. Les paroles sur ce Forlane sont identiques à celle de 1929.

Quant à celui de Music Memoria (non daté), les cordes en arrière-plan nous laissent supposer qu'il pourrait fort bien s'agir de l'enregistrement de 1913 d'autant plus que les paroles (à plus de quinze ans de distance) sont légèrement différentes et identiques aux paroles rapportées par Pénet.


[1] Georgius, l'Amuseur public n° 1 - Jean-Jacques Chollet - Éditions Christian Pirot (1997) - Cette édition contient l'intégrale des souvenirs, jusque là inédit, de Georgius.


Ajout de mai 2014

D'un ami bien connu de ce site, David Silvestre, deux enregistrements assortis de leurs étiquettes :

"L'enterrement de ma belle-mère"

Disque Columbia DF 275 - Matrice n° L2541


"Qu'c'est bête!..."

Disque Columbia DF 275 - Matrice n° L2542


Petits formats

Source : Pierre-Gérard Champod