1936 : Ça vaut mieux que d'attraper la scarlatine
endant les répétitions de l'opérette NORMANDIE, en 1936, mon ami Hornez et moi nous nous hâtions de terminer la partition de la seconde partie : on avait en effet commencé à répéter avant que l'opérette ne soit terminée, le directeur du théâtre état très pressé. Suzanne Dehelly, qui jouait un rôle de tout premier plan, était de plus en plus inquiète. Les jours passaient, et nous ne lui avions encore présenté aucune chanson ; elle commençait à se demander si elle allait être la seule, dans cette comédie musicale, à ne pas chanter…
Plus que huit jours avant la première… Plus que sept jours…plus que cinq jours… Ah ! Enfin ! Voilà André Hornez et Paul Misraki… Qu'ont-ils fini par trouver ?
Et c'est alors que nous avons présenté à Suzanne Dehelly ce refrain d'une haute tenue littéraire, qui fut pour beaucoup dans le succès du spectacle : ça vaut mieux que d'attraper la scarlatine.