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(Collection des Auteurs)



Version allemande de Komm
Karlineke :

Am Sonntag sagt die Frau zum Mann:
"Was machen wir denn heut?
Das Wetter ist so wunderschön,
Zum Fortgehen ist noch Zeit.
In Spandau und in Schöneberg,
Da ist's doch immer schön!"
Da sagt der Mann zu seiner Frau:
"Wir wolln nach Pankow jehn!"

Ja, Pankow, Pankow, Pankow,
Killekille, Pankow, Killekille,
Hopsassa!
Pankow, Pankow, Pankow,
Killekille, Pankow, Killekille,
Hopsassa!

Ja, ja, ja, ja!
Komm, Karlineken; komm, Karlineke, komm:
Wir wolln nach Pankow jehn,
Da ist et wunderschön, ja!
Komm, Karlineken; komm Karlineke, komm:
Wir wolln nach Pankow jehn,
Da ist et wunderschön.

Ja, ja, ja, ja!
Komm, Karlineken; komm, Karlineke, komm:
Wir wolln nach Pankow jehn,
Da ist et wunderschön, ja!
Komm, Karlineken; komm Karlineke, komm:
Wir wolln nach Pankow jehn,
Da ist et wunderschön!

NdA : Hopsassa! est un gimmick des bals
populaires germaniques où les gens se
tenant par le bras et se balançant sur leurs
chaises se lèvent rapidement au coup de
cimbales en criant : Hopsassa et se
rassoient pour continuer de se balancer en
rythme.

Version littéralement traduite de Komm Karlineke :

Dimanche, la femme dit à son mari :
"Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ?
Il fait si beau,
On a encore le temps de sortir.
À Spandau et Schöneberg,
C'est toujours magnifique !"
Alors le mari répondit à sa femme :
"Allons à Pankow !"

Oui, Pankow, Pankow, Pankow,
Kille Kille, Pankow, Kille Kille,
Hopsassa!
Pankow, Pankow, Pankow,
Killekille, Pankow, Killekille,
Hopsassa!

Oui, oui, oui, oui !
Allez, Karlineken, allez, Karlineken, allez !
On veut aller à Pankow,
C'est tellement beau là-bas, oui !
Allez, Karlineken, allez, Karlineken, allez !
On veut aller à Pankow,
C'est tellement beau là-bas !

Oui, oui, oui, oui !
Allez, Karlineken, allez, Karlineken, allez !
On veut aller à Pankow,
C'est tellement beau là-bas, oui !
Allez, Karlineken, allez, Karlineken, allez !
On veut aller à Pankow,
C'est tellement beau là-bas !

NdA : Pankow est un quartier de Berlin.

La Chanson Française de 1870 à 1945 en "presque"50 Chansons



12  VIENS, POUPOULE !

1902 - chanson d'Adolph Spahn, adaptée par Alexandre Trébitsch et Henri Christiné,
musique d'Adolph Spahn, adaptée par Henri Christiné.


 

A chanson de Mayol, celle que seule "La Matchiche", trois ans plus tard, allait permettre à ses admirateurs d'oublier. Mais en 1914-1918, on la chantait encore dans les tranchées, les soldats allemands reprenant en chœur - et en français... ! - son refrain, ignorant sans doute que cette chanson était, à l'origine, de leur pays, les paroles françaises n'ayant été ajoutées que quatre ans après sa création, quelque part en Allemagne, sous le nom de "Komm Karlineke komm"...[*]

(Voir, à ce propos, Les mémoires de Mayol, chapitre huit.)


Extrait de 1ère année n° 5 paru le 22 février 1903.

Note [*] : A la faveur d'une question que nous a posé la direction des Archives de la Ville de Toulon, nous avons retourné nos archives et enquêté en Allemagne afin de retrouver l'origine de cette fameuse chanson. A présent, nous pouvons dire qu'en 1888, Emil Ascher compose pour le carnaval de Hambourg, la "Hamburger Juxmarsch" littéralement la "Marche amusante de Hambourg" de laquelle Seelig et Latz se sont inspirés pour écrire une chansonnette "Komm Karlineke komm" en 1898 (voir ci-contre à gauche sous l'affiche Mayol). "Komm Karlineke komm" sera déposé en 1902 par Adolf Spahn sous ce titre. A la fin des années 1940, une chanteuse et comédienne danoise, Olivia Marie Olsen (1897 - 1952) dite Liva Weel reprendra des bribes de la chanson sous le titre "Kom Karoline". Ceci pouvant expliquer la confusion autour de l'origine de "Viens, Poupoule !". A l'instar des Italiens, les Allemands usent et abusent de suffixes pour modifier les prénoms de leurs proches. Ainsi, Karlineken, signifierait petite Karline (Caroline en français).

Il en existe plusieurs enregistrements dont plusieurs par Mayol lui-même. - Voir à la page que nous lui avons dédiée. - Celui que nous proposons date de 1932. - La voix n'est plus ce qu'elle devait être trente ans auparavant mais la diction est là, le métier et ce timbre unique que les enregistrements post-1927 (post-acoustiques) ont pu capter, heureusement.

Disque Parlophone n° 22923 - 1932

Les paroles sont ici.