BIO-EXPRESS

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es informations dont nous disposons sont quelques fois très succintes et ne nous permettent pas vraiment de réaliser une fiche biographique conventionnelle, ou alors, il s'agit de quelqu'un ayant eu un rapport épisodique à la chanson. Aussi, nous ajoutons cette série de pages (en ordre alphabétique) pour diffuser les quelques renseignements que nous possédons sur les personnages ne faisant pas l'objet d'une Fiche biographique...



 

 Sainte-Foy, Charles

Charles Louis Pubereau dit Sainte-Foy, interprète né le 13 février 1817 a Vitry-le-Francois (51 - Marne).

Élève du Conservatoire, il fit ses débuts en 1842 à l'Opéra Comique.

Paulus, (Mémoires, chapitre 12) dit s'en être inspiré pour chanter "J'suis chatouilleux" de Francis Tourte et Victor Robillard à l'été de 1871, aux Ambassadeurs.

Sainte-Foy est mort à Neuilly-sur-Seine (75 - Seine, aujourd'hui : 92 - Hauts de Seine) le 1er avril 1877.



 Sarcey, Francisque

Critique né à Dourdan en 1827, mort à Paris en 1899.

D'abord professeur - à Chaumont ( 52 - Haute-Marne) -, renvoyé pour ses opinions trop libérales, il se mit à écrire sous divers pseudonymes dans un grand nombre de journaux et revues avant, en 1867, de passer au Temps où il devint, jusqu'à sa mort, le critique dramatique le plus connu de son époque et la tête de Turc d'Alphonse Allais qui ne se gênait pas pour écrire des articles en utilisant son nom.







 Sarrazin, Jehan

Né à Prapic (Orcières - 05 - Hautes-Alpes) le 6 octobre 1833 et décédé à Lyon (69 - Rhône)
le 30 avril 1914.

Selon "La chanson sous la IIIe république" de Serge Dillaz :

Auteur et interprète né en 1833, décédé en 1907. De son vrai nom Jean Sarrazin. Offrait ses poèmes imprimés sur du papier de cuisine dans lequel il enveloppait les olives qu'il vendait aux consommateurs attablés aux terrasses des cafés. Mais son titre de gloire est d'avoir fait découvrir Yvette Guilbert dans son établissement du Divan japonais.

 

Ci-contre à gauche : Photographié avec le baquet d'olives qui ne le quittait jamais, M. Jehan Sarrazin,collectionneur d'autographes, explorateur de l'Inde et de la Guyane, poète et marchand d'olives, "l'une des plus formidables personnalités de notre époque." Romi - Petite histoire des Café Concerts parisienss - 1950

 




 Sax ou Sasse, Marie-Constance

Cantatrice belge aux proportions, si l'on en juge par les photos d'époque, "wagnériennes", née Sax le 26 janvier 1834 (ou 1838) à Gand (Belgique) qui, pour subvenir au besoin de sa famille, chanta, dans son enfance, quelque temps dans les cafés-concerts notamment au Café Moka, à  celui des Ambassadeurs et à celui du Géant.

Ses débuts à l'opéra dateraient de 1859  (rôle de la Comtesse dans Les Noces de Figaro au Théâtre Lyrique).

Elle est surtout connue pour avoir été la première Elisabeth de Tannhaüser à Paris en 1861 et la première Selika dans L'Africaine de Meyerbeer en 1865 (photo ci-contre, à droite) mais aussi de ne pas avoir créé le rôle d'Amnéris dans Aïda (1871) à cause de son caractère qu'on a dit, à l'époque, insupportable ; ce qui lui valut d'être rejetée par Verdi.


Mariée, puis divorcée, à la basse Castlemary, elle mourut pauvre et délaissée au mois de novembre 1907.



 Sécot, Gaston

Né à Paris le 18 mai 1858 et décédé à Paris 18e le 6 septembre 1901.

Selon "La chanson?sous la IIIe république" de Serge Dillaz :

Auteur et interprète (1858-1901). De son vrai nom Gaston Costé (anagramme). Encore un fonctionnaire se transformant en chansonnier la nuit venue. Fréquenta le Chat Noir, les Quat'-z-Arts, l'Ane-Rouge dans un répertoire foncièrement antigouvernemental. Il fonda le Cabaret des Arts en 1898.

 

 



 Secrétan, Gaston

Né à Paris en 1871 et décédé à Paris en 1943.

Selon "La chanson?sous la IIIe république" de Serge Dillaz :

Auteur, interprète né en 1871, décédé en 1904. Ce pharmacien de bonne famille fréquenta très tôt la faune montmartroise.

 

 



 Sombre, Hector

Poète et chansonnier né à Putanges (61 - Orne) le 25 juin 1858 et décédé à Paris 18e  le 2 janvier 1894 [Source (BnF Data]

Selon Léon de Bercy dans Montmartre et ses chansons, Paris 1902 :

Henri Lecorps-Delarivière, dit Hector Sombre, décédé en janvier 1894, était un poète et un chansonnier de talent, mais versant parfois dans la basse trivialité pour complaire à la clientèle ordinaire des caveaux où il fréquentait. Aussi son nom évoque-t-il moins le souvenir de ses poésies délicates que celui de son Raccroc, brutale peinture dont voici quelques traits :

On peut voir sur les boul'exter'
Un caboulot, ignoble bouge,
Qui n'a besoin, pour avoir l'air
D'un bordel, que du vitrail rouge.
C'est le rendez-vous des putains,
Qu'une gifle marque à la joue
Et qui s'en vont par les chemins
Harponner du pain dans la boue...
...
Enfin la nuit tombe; il est temps
D'aller faire ton étalage
De chair tarée aux dégoûtants.
Fille, sois prête au raccolage !
...
"- Veux-tu vingt ronds j'ai pas de r'gret !
"- Ah ! les temps sont durs, pas moins d'trente !
"- Hein ! t'as donc pas vu ton portrait ?
"A la morgue, pour figurante,
"Pas sûr qu'on voudrait de toi ! "
...
L'homme, derrière sa conquête,
Peu fier, à quelques pas s'en va,
N'osant trop relever la tête?
Par un escalier casse-cou,
On arrive à l'étroite chambre
Délabrée, infecte, noire, où
Semble avoir habité Décembre.
...
C'est là le dégoûtant boudoir
Où la salope de barrière
Entraîne avec orgueil ce soir
Le miché qui la suit derrière.
...
Le raccolé dit : "- Tu m'embêtes
"Avec tes trucs ; c'est pas tout ça !
"Veux-tu vingt ronds ?... Non ! tu t'entêtes.
" Eh bien, bonsoir ! Écoute donc ! "
Reprend la rouleuse en détresse,
"Donne et surtout ne sois pas long ;
"Car pour vingt ronds, c'est pas la presse !!! "

Sombre était un joyeux camarade, plein d'esprit, bon vivant, bâti en athlète et qui semblait destiné à fournir une très longue carrière.




 Spencer, Émile

Auteur et compositeur né à Bruxelles en 1859 sous le nom de Alexis-Xavier Spencer-Owen. Débute dans la composition en 1893 en collaborant avec Botrel. Spencer a écrit la musique de plusieurs milliers de chansons. Est décédé en 1921.

 

Source : "La chanson?sous la IIIe république" de Serge Dillaz.



 Sylviane, Madeleine

Auteur, interprète et compositeur décédée en 1902. Fut avec Louise France la seule ?femme chansonnier? de la Belle ?poque. ?crivit également pour le cafconc'.

 

Source : "La chanson?sous la IIIe république" de Serge Dillaz.





 Szulc, Joseph

Joseph Szulc (se prononce "Choultz") est né Josef Zygmunt Szulc en Pologne, en 1875. En 1899, il est à Paris pour parfaire ses études musicales (composition et direction d'orchestre) pour s'installer, en 1903 à Bruxelles où il est, à vingt-huit ans, nommé chef d'orchestre à la Monnaie.

Sa carrière aurait pu se dérouler tranquillement - elle a débuté tranquillement, d'ailleurs, par un ballet et diverses mélodies dites sérieuses - mais Szulc a d'autres idées en tête : il veut devenir un compositeur populaire.

En 1908, il adapte une comédie de Pierre Veber, Loute puis, en 1914, il se lance dans Flup ! sur un livret de Gaston Dumestre. - Les deux, plus particulièrement la première, sont dans le plus pur style viennois mais, remaniée, la deuxième qui a déjà fait un triomphe à Bruxelles après être passé par Lyon, montée à Paris, en 1920, avec Dranem dans le rôle-titre, est aujourd'hui considéré comme la première vraie comédie musicale française. - La même année, ce sera au tour de Titin (avec cette fois-là, Polin) - livret de Gaston Dumestre encore mais aussi de Roger Ferréol - d'éblouir Paris. - Il sera alors lancé.

Entre 1922 et 1938, il composera la musique de pas moins de dix-sept comédies musicales qui comptent aujourd'hui parmi les plus inspirées de l'époque, non pas inspirées par la mode qui était au jazz et aux grandes revues mais par de véritables mélodies qui mériteraient aujourd'hui d'être reprises sauf que monter, à l'heure actuelle, Sidonie Panache [*] avec un Bach dans le rôle principal et dont un des tableaux est celui de la conquête d'Algérie (avec chevaux sur scène)...

Son plus grand succès fut sans doute Mannequins (1925) - livret de Jacques Bousquet et d'Henri Falk - dont on a tiré un film en 1933 avec Noël Noël dans le rôle principal.

Nous serions inexcusables cependant de ne pas mentionner Flossie [**] ne serai-ce que pour souligner que, parmi les créateurs, se trouvaient deux futurs vedettes en les personnes de Jean Gabin et de Mireille.

Ce qui nous amène à vous parler de Charpini qui fit partie de la distribution de Divin Mensonge de Szulc (en 1926) mais pour cela, il faudra passer à sa page.

Pour la petite histoire, Joseph Szulc est décédé en 1956 non sans avoir une dernière opérette, après la guerre, Pantoufle (1945) sur un livret de Willemetz.


[*] Livret d'Albert Willemetz et de André Mouezy Eon.
[**] Livret de Marcel Gerbidon et lyrics de Charles-Louis Pothier et d'Albert Willemetz.