
Établissements en province
En marge de la liste des établissements parisiens, nous vous proposons, ici, celle des "maisons" de province. Du moins celles que nous avons pu retracer. Là aussi, avec photos et informations, lorsque nous en avons. Bien sûr, si vous en avez à nous proposer, nous les accueillerons avec grand plaisir... Les villes sont classées par odre alphabétique.
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[*] l'accent était de rigueur au XIXème siècle.
Cette rubrique consacrée au Havre, doit illustrations et informations à la sympathie et l'expertise de Dan, le dynamique créateur et animateur du blog Havraisdire, une vraie mine d'informations relatant l'histoire du Havre !
Qu'il soit, ici, remercié pour son geste confraternel.
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Alcazar - 19 Chaussée d'Ingouville (devenu Rue Thiers en 1877)
Construit en 1862-63 et inauguré le 11 avril 1863. Fermé pendant la guerre avec la Prusse en 1870 et fait office de caserne. Réouverture en 1871 avec un nouveau directeur qui veut faire prospérer l'affaire en tirant vers le haut la qualité des spectacles. Pour ce faire, il programme Paulus très en vogue à cette époque avec "Les pompiers de Nanterre" et qui remplira la salle.Le 7 janvier 1890, il passe au feu et est entièrement détruit. |
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Alhambra - 76 Rue du Président Wilson
Cinéma de style mauresque, constuit en cinq mois et ouvert le 2 octobre 1920. Salle, entourée d'un promenoir flanqué de trois bars,pouvant contenir 2 000 personnes.
Aujourd'hui : Commerces. |
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Café Brasserie - Grand Hotel Tortoni - Place Gambetta (aujourd'hui : Place Charles de Gaulle)
Ouvert en 1838, agrandi en 1858, cet établissement fut jusqu'en 1914, la plus grande brasserie du Havre qui passait au concert tous les soirs. C'était aussi le rendez-vous des Etats-Majors de la Marine, en particulier de la Compagnie Générale Transatlantique. Après ses heures de gloires, entre 1914 et 1918, l'Hotel Tortoni périclita lentement, jusqu'à sa fermeture en 1941, après un bombardement. Fût totalement détruit par les bombardements de 1944.
Aujourd'hui : Rue de Paris - immeubles de commerces et appartements. |
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Folies Bergère - 54, Rue Frédérick Lemaitre
Entre 1890 et 1938. Ancien atelier qui devient en 1851 la salle de concert de la Société Musicale du Havre.Le café-concert est ouvert en avril 1890, par un ancien employé de l'Alcazar (voir ci-dessus), au chômage depuis l'incendie de janvier.Jusqu'en 1938, on y donne des revues régionales alimentées par l'actualité locale. On y voit et entend Yvette Guilbert en 1892. On y voit aussi Mayol, en 1902 et surtout on y entend une nouveauté : son célèbre " Viens Poupoule" ! Là encore, le cinéma parlant aura raison de ce genre d'éablissement ! Fermeture définitive en 1938 pour rouvrir en cinéma Le Capitole.qui sera détruit par le bombardement du 5 septembre 1944.
Aujourd'hui : quartier résidentiel |
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Théâtre des Folies Havraises - établissement itinérant
Là ! Nous avons à faire à des truquistes !
Leurs roulottes étaient tendues de toiles peintes représentant un mur de briques. Voir une autre vue d'ensemble. Les Folies Havraises présentaient donc en plus des danseurs chanteurs etc. des séquences filmées. C’était aussi un des premiers cinémas au Havre, cinéma qui était considéré à l’époque comme une attraction de foire sans plus. |
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Eden-Casino - Avenue des Palmiers (aujourd'hui, avenue Joseph-Clotis)
La construction d'un casino est réclamée depuis la fin des années 1850. En 1864, un bâtiment finit par être édifié, qui ne comprend qu'un seul étage, pour abriter un cercle de jeux où se produisent aussi des artistes en tournée. Le lieu reste assez modeste et s'avère rapidement trop petit.
Plusieurs projets plus ambitieux sont alors présentés par des architectes, dont celui de Chamecy (1881) qui connaît un début d'exécution mais reste inachevé. Seuls le soubassement, en grès, et deux niveaux sont construits. De nombreuses autres propositions sont faites, comme celles de Rastoul (1886), Chapoulart (1888), puis Truchet et Triniti (1888). Mais c'est Lazard (1889) qui, avec l'aide de Fombertaux, termine l'édifice. Le "Grand Casino" est inauguré en décembre 1902. De plan symétrique et comportant un étage de soubassement (celui réalisé par Chamecy), un rez-de-chaussée surélevé et un étage carré, il est alors recouvert de toitures à longs pans et de tuiles plates vernissées.
Le petit casino ne résiste pas à la concurrence. Il est mis en vente et racheté par la municipalité, qui souhaite l'aménager en hôtel de ville. Ce sera fait en 1913 (la structure constitue d'ailleurs toujours une partie de l'actuelle mairie : elle a par la suite été rehaussée d'un étage, en 1965, puis a été intégrée en 2008 à un vaste ensemble municipal).
Durant la Première guerre mondiale, le salon de thé du Grand Casino est transformé en hôpital, et accueille les blessés du conflit.
Et puis, petit à petit, la fréquentation s'essouffle. Peut-être, disent certains, en raison du grand nombre d'Anglais installés à Hyères et que la commune ne veut pas froisser, cette population victorienne étant totalement réfractaire aux jeux d'argent. En 1962, d'ailleurs, l'activité cesse complètement.
Mais le bâtiment est racheté par la Ville en 1980, et son réaménagement fait l'objet d'un concours, en 1981. Seule l'enveloppe extérieure est conservée (le corps du bâtiment et les entrées monumentales), et les constructions sont surmontées d'une grande verrière-miroir. Les décors intérieurs, dont les fresques art-déco, disparaissent.
Aujourd'hui : hôtel de ville |
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