
Établissements en province
En marge de la liste des établissements parisiens, nous vous proposons, ici, celle des "maisons" de province. Du moins celles que nous avons pu retracer. Là aussi, avec photos et informations, lorsque nous en avons. Bien sûr, si vous en avez à nous proposer, nous les accueillerons avec grand plaisir... Les villes sont classées par odre alphabétique.
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Casino - 20 Rue de L'Etape |
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Le Grand-Théâtre - 13 Rue Chanzy 1 Rue de Vesle
Inauguré en mars 1873, salle de 1 200 places. Construit pour équiper Reims d'un établissement suffisamment grand. 1888 : éclairage électrique. Bombardé en 1914, la réouverture attendra novembre 1931, avec cent places de mieux. Rénovation en 1970. Audit de sécurité en 1997 et travaux en 1999, réduction a 790 places. Devient en 2010 : Opéra de Reims.
Aujourd'hui : Opéra de Reims |
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Printania - 125-129 Rue Gambetta
Music-Hall - Concert - Dancing
Aujourd'hui : remplacé par un immeuble d'habitation.
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La Salle de Venise |
Eldorado - Rue du Creux-Granger
Construite en 1875, la salle de Venise abrite de nombreuses réunions publiques. Elle sera le reflet de l’agitation qui règne dans le monde ouvrier. Elle accueille des réunions publiques et politiques. C’est dans la salle de Venise que se dérouleront les réunions publiques et politiques qui accueilleront les grands de l’époque (Jules Guesde, Louise Michel).
En 1896, rebaptisée l’Eldorado, elle devint café concert, mais il semble que dans cette dernière fonction, cette salle qui pouvait accueillir 1 800 à 2 000 personnes : 600 dans les galeries et 1 200 à 1 400 au rez-de-chaussée, ne connut qu’un succès mitigé et qu’elle eut à souffrir de sa réputation première.
Un rapport de l’architecte de la Ville, daté de 1889, précisait : "Pour des représentations ne réunissant pas plus de 300 ou 400 personnes seulement, on peut laisser donner des représentations comme par le passé en exigeant la présence de deux pompiers de service et quelques seaux d’eau à leur disposition". |
En mai 1900 l'Eldorado passe au feu. "Le feu s’est propagé avec une rapidité foudroyante." dixit le Journal de Roanne. Il ne resta de l'ex salle de Venise et de ses dépendances que quatre murs lézardés par la chaleur et noircis par la fumée. à partir des restes, on reconstruisit le bâtiment pour en faire un local industriel, aujourd'hui démoli dans le cadre du réaménagement des bords de Loire..
Aujourd'hui : parking. |
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Théâtre municipal - 1 Rue Molière
Avant la construction du théâtre municipal, la ville de Roanne louait l'ancien théâtre d'Artois. En bois, initialement dressé en 1773 dans les jardins de l'Hôtel de Livron (actuelle sous-préfecture), il fut racheté par un riche bourgeois de Roanne, marchand d'objets de luxe et de faïence, qui le fit réinstaller rue Ducale (actuelle rue Jean Jaurès).
Lorsqu’il disparaît en 1876, les Roannais demandent à bénéficier d’un véritable théâtre. Construit en 1883, le nouveau théâtre municipal ouvre ses portes en 1885, avec une représentation du Barbier de Séville de Rossini.
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Variétés-Théâtre - 6 Cours de la République
Construit en 1909. Spectacles de variétés et de music-hall, représentations théâtrales, artistes en tournée, projections cinématographiques et réunions publiques. Bref, on y faisait de tout !
En 1931, le Variétés-Théâtre passe au feu et la salle est entièrement détruite. Sa disparition marque la fin d’un des principaux lieux de divertissement populaire roannais de l’entre-deux-guerre. Sur l’emplacement de l’ancienne salle de variétés détruite, le directeur des établissements Gaumont durant 20 ans (également directeur artistique du théâtre municipal de Roanne en 1943), décida de faire construire une salle pouvant accueillir des spectacles mais aussi des projections de films. Le nouveau cinéma-salle de spectacles fut inauguré le 25 octobre 1933 et prit le nom de Palais des fêtes. Au milieu des années 60, le Palais des fêtes accueillera également un dancing resté célèbre sous le nom de La Potinière et recevra sur scène les artistes les plus célèbres des années 50 à 70. En 1976, l’immense salle du Palais des fêtes et ses dépendances seront transformées en trois salles de projection et le lieu abandonnera les représentations musicales et théâtrales. En 1982, il passera à cinq salles de projection avant de cesser son activité en 2007 et d’être détruit en 2009, pour laisser place au cinéma le Grand Palais (9 salles de 135 à 380 places).
Aujourd'hui : cinéma le Grand Palais |
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Alcazar - 36 Rue Denfert-Rochereau
Ancienne salle des fêtes qui devient, en 1919 après transformations, l'Alcazar. Dans les années 20, salle de spectacles, dancing, night-club, snack de nuit, bowling, noces, banquets, salle de réunion. Après être passé au feu et ravagé en 1924, il devient le Casino des fleurs, en 1929. Le propriétaire se retire en 1950 et confie l'établissement à une nouvelle direction. |
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Apollo Palace - 39 Rue du Dr Peltier
Le premier bâtiment en bois, est ouvert le 31 janvier 1913. En cent ans, l'Apollo-Palace a évolué. Deuxième mouture en 1937, en formes rondes de béton. C'était alors une des plus grandes salles de cinéma du coin. Bien sûr, les artistes défilèrent aussi à l'Apollo, quand c'était encore une salle de concert. En 1976, l'établissement est remanié. Il garde de belles traces de son architecture des années 30, mais sa grande salle se transforme en trois plus petites. Actuellement, l'Apollo a toujours la même façade, mais il dispose de cinq salles et a, bien sûr, suivi les évolutions technologiques, malgré sa vétusté décriée par beaucoup. Fermé depuis 2017. Un nouveau multiplexe est construit par l'exploitant, en 2012, cours Roy-Bry (sept salles et 1 250 fauteuils).
Aujourd'hui : friche |
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Casino d'été - Cours d'Ablois
En 1909, tout en bois et situé en partie sur l'école Emile Zola actuelle. Passe au feu en 1914. On en construit un nouveau, en bois lui aussi. Trois à quatre fois par semaine, on y donne l'opérette, le vaudeville, l'opéra-comique, le drame et la grande comédie. |
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Eden - 79, Rue Martrou (aujourd'hui 79, Rue Jean Jaurès)
En 1901, Casino d'Hiver puis en 1907, Alhambra-Théâtre par la grâce de Pathé. Passe à un exploitant local en 1922. Très endommagé par la Deuxième Grande Guerre, il sera entièrement reconstruit après celle-ci pour être Le Colbert, un cinéma moderne.
Aujourd'hui : Alhambra-Studios : un studio d'enregistrement |
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Olympia - 99 Rue de la République
Successivement une fabrique de chocolat, puis le Café de la Marine. Après sa reconstruction en 1872, il devient la Distillerie des Deux Charentes. Passe au feu en 1891. Après la disparition de la distillerie, le bâtiment est transformé en cinéma et salle des fêtes en 1924 sous le nom d’Olympia. D’abord cinéma muet, puis le premier film parlant est projeté à Rochefort en 1930/
Note : Lors de la préparation du film Les Demoiselles de Rochefort, les décorateurs avaient initialement envisagé d’utiliser la salle de bal de l’Olympia comme décor de répétition des jumelles avant qu’un autre lieu soit finalement choisi. |
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Alcazar d'Été - Route de Sauvage (aujourd'hui Rue Magenta)
Aujourd'hui : bar du stade |
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Olympia (Coq Blanc) - 110 rue du Maréchal Foch (aujourd'hui Avenue de Rosendaël Jacques Collache)
Music-Hall - Théâtre - Cinéma. Le Coq Blanc, relais de diligences construit en 1830. Un bâtiment adjacent (salle Olympia) sera construit plus tard. Spectacles, variétés, concerts. Le cinéma y fait son entrée le 25 septembre 1912. Arrive la Première Grande Guerre et la salle est réquisitionnée par l'armée. Réouverture en 1919. Rénovation en 1930 et création d'une cabine de projection adaptée au "parlant". Le parterre compte 390 places et le balcon, 125. Fermeture en mai 1940, le 18. Réouverture le 16 juillet de la même année jusqu'en mars 1944. Enfin la Libération, mais le matériel de projection a disparu ! La salle passe au dancing avec succès.
Aujourd'hui : immeuble d'habitation |
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Alhambra-Théâtre - 4 et 6 Place de la République
Contruit en 1906, selon les plans de l'architecte et directeur de l'Ecole des Beaux Arts, Victorien Lelong. Salle de 1 650 places. Scènes de théâtre ou de music-hall et brasserie, bien entendu ! Sa vocation de salle de spectacle sera victime d'une exploitation totalement déficiente et devra rapidement orienter son activité vers la projection cinématographique ; cette dernière remportera, à cette époque, un certain succès auprès du public rouennais. Incendie partiel suivi de faillite, devint l'impérial Cinéma, puis l'Omnia en 1910.Une bombe traverse la verrière en 1918. Passe au feu en 1940. Les bombardements de 1944, l'ont emporté.
Aujourd'hui : immeuble résidentiel. |
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Casino Rouennais - 156 Rue de la Grosse-Horloge
(aujourd'hui Rue du Gros-Horloge)
Aujourd'hui : commerces |
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Eldorado - 15 bis Quai Saint-Sever |
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Folies Bergère - Rue Centrale - Ile Lacroix
(aujourd'hui : Avenue Jacques Chastellain)
En 1878, Fantaisies Lyriques, un établissement de 1 000 places qui sera rebaptisé, en 1882, Folies Bergère et surmonté, en 1903, d'une grande enseigne lumineuse en forme de lyre qui se voit des deux rives de la Seine. Accueille de 1882 à 1940 les chanteurs les plus populaires : Félix Mayol, Ouvrard, Mistinguett, Aristide Bruant, Berthe Sylva, Yvette Guilbert, Dranem, Maurice Chevalier. Abimé pendant la Deuxième Grande Guerre en 1940 et 1944, restera fermé jusqu'en 1952 pour devenir le Théâtre de la Lyre et être détruit en 1965.
Aujourd'hui : immeubles résidentiels |
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Théâtre Français - Place du Vieux Marché
Construit en 1792 a la place d'un jeu de paume. Ouvert en 1793, comme Théâtre de la République puis en 1838 Gymnase Rouennais. Spécialisé dans l'opérette et la revue. Théâtre pour soldats allemands dès 1940. Les bombardements du 19 avril 1944, l'ont emporté.
Aujourd'hui : appartements et commerces
Note : Cécile Sorel, sur scène s'est sauvée de justesse en 1944 pendant le bombardement ! |
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