n autre Marseillais du cinéma et de la Chanson ! Henri Marius Roger Bourrelly, pour l'état civil, dit Henri Rellys ou tout simplement Rellys. Il naît le 15 décembre 1905 à Marseille où il quittera ce monde le 20 juillet 1991.
Enfant joyeux, il chante depuis tout jeune. On l'appelle Brioche ! Normal ! Il est pâtissier ! A vingt ans, dans l'uniforme de comique troupier, il gagne le concours de chant à l'Alcazar du cours Belzunce. Libéré de ses obligations militaires, il se fait appeler Rellys et se fait engager pour des tournées de music-hall dans le Midi et en Afrique du Nord. C'est en 1933 qu'Alibert qui l'a engagé dans la troupe de sa pièce Au pays du soleil, va contribuer à le lancer dans la carrière. Il est le chanteur de music-hall et de chansons marseillaises.
Deux ans plus tard, Pagnol, à son tour, lui donnera sa chance dans son film, Merlusse, dans lequel on verra également son fils Rellys Junior.
Puis ce sera l'époque des comédies marseillaises dans lesquelles il se spécialise au début :
en 1933, Au pays du soleil de Robert Péguy
en 1934, Trois de la marine de Charles Barrois
en 1935, Arènes joyeuses de Karl Anton
en 1936, César de Marcel Pagnol
en 1937, Un de la canebière de René Pujol
Puis plus classique au cinéma :
en 1940, Narcisse d'Ayres d'Aguiar
en 1941, Tobie est un ange d'Yves Allégret
en 1943, Feu Nicolas de Jacques Houssin
en 1945, Roger la honte d'André Cayatte
en 1947, Les Aventures des Pieds Nickelés de Marcel Aboulker
en 1947, Les trois cousines de Daniel Norman
en 1948, Tabusse de Jean Gehret
en 1950, Amédée de Gilles Grangier
en 1951, La vie est un jeu, de Raymond Leboursier
en 1952, Manon des Sources de Marcel Pagnol
en 1954, Les Lettres de mon moulin de Marcel Pagnol
en 1954, La Tour de Nesle d'Abel Gance
en 1955, Les Premiers Outrages de Jean Gourguet
en 1956, Adorables Démons de Maurice Cloche
en 1956, Honoré de Marseille de Maurice Régamey
en 1956, Les Promesses dangereuses Jean Gourguet
en 1956, Quelle sacrée soirée / Nuit blanche et rouge à lèvres de Robert Vernay
en 1957, Le Chômeur de Clochemerle de Jean Boyer
en 1958, Arènes joyeuses de Maurice de Canonge
en 1960, Cocagne, de Maurice Cloche
en 1960, Crésus de Jean Giono
en 1960, Un soir sur la plage de Michel Boisrond
en 1961, La Traversée de la Loire de Jean Gourguet
en 1962, La Salamandre d'or de Maurice Régamey
en 1962, Le Voyage à Biarritz de Gilles Grangier
en 1964, L'Âge ingrat de Gilles Grangier
en 1964, La Chance et l'Amour (Les Fiancés de la chance) d'Eric Schlumberger
en 1964, Le Petit Monstre de Jean-Paul Sassy
en 1964, La Caravane Pacouli de Louis Soulanes (série TV)
en 1965, La Bonne Occase de Michel Drach
en 1965, Dis-moi qui tuer d'Étienne Périer
en 1965, Pas de caviar pour tante Olga de Jean Becker
en 1966, Le Jardinier d'Argenteuil de Jean-Paul Le Chanois
en 1969, Heureux qui comme Ulysse d'Henri Colpi
en 1969, La Honte de la famille de Richard Balducci
en 1970, Kiss de Jean Levitte
en 1978, L'Ange gardien de Jacques Fournier
A la télévision :
en 1964, La Caravane Pacouli série de Louis Soulanes
en 1966, Les Cinq Dernières Minutes de Jean-Pierre Marchand
en 1970, Maurin des maures de Claude Dagues
en 1971, Aubrac City de Jean Pignol (2 épisodes)
en 1972, Les dossiers de Me Robineau de Jean-Marie Coldefy
en 1972, L'argent par les fenêtres de Philippe Joulia
en 1973, Les Cinq Dernières Minutes de Claude Loursais
en 1974, Maurin des maures de Claude Dagues
en 1974, Un mystère par jour de Jean-Paul Carrère
en 1974, Les Filles de Folignazzaro de Aline Tacvorian
en 1974, Nans le berger de Bernard-Roland (3 épisodes)
en 1975, Adieu Amédée de Jean-Paul Carrère
en 1977, Rendez-vous en noir de Claude Grinberg
en 1977, Zoo ou L'assassin philanthrope de Renaud Saint-Pierre
en 1978, Madame le juge de Édouard Molinaro
en 1982, L'honneur de Barberine de Edmond Tyborowski
en 1974, Les Fausses Confidences de Marivaux, mise en scène de Serge Peyrat, Théâtre de la Ville
en 1975, Zoo ou l'Assassin philanthrope de Vercors, mise en scène Jean Mercure, Théâtre de la Ville
en 1975, La Mouette d'Anton Tchekhov, mise en scène Lucian Pintilie, Théâtre de la Ville
en 1977, Les Brigands de Friedrich von Schiller, mise en scène Anne Delbée, Théâtre de la Ville
On retiendra sa longue carrière d'un demi-siècle. Et aussi, ses rôles comiques et populaires dans le cinéma français des années 1930 à 1960 voire 1970, souvent avec un accent méridional très marqué qui faisait partie de son personnage. Il incarnait fréquemment des figures bonhommes, naïves ou truculentes. Il a beaucoup travaillé avec Pagnol, dans son univers et reste associé au cinéma provençal populaire de cette époque.
Comme de bien entendu, à cette époque, l'usage voulait que l'on chante dans les films et Rellys en poussait une petite de temps en temps comme :