Georges Robin, serait né le 12 mai 1886 à Paris, et est avant tout connu pour ses performances humoristiques sur scène dans le cadre des revues de Music-Hall. Dès janvier 1909, son nom apparaît dans l'Annuaire de la Société de secours mutuels des artistes lyriques. Ce qui nous conduit à penser qu'à vingt-trois ans, Nibor était déjà dans la profession. Il s'est fait remarquer grâce à son talent pour incarner des personnages un peu maladroits, décalés, voire franchement naïfs, ce qui lui a permis de créer des situations comiques très populaires à l'époque. Ce genre de comique était typique des spectacles de cabaret de l'époque, où l'humour pouvait être à la fois simple et très efficace, souvent basé sur des malentendus ou des situations absurdes.
Georges Nibor est surtout associé au Concert Mayol, un lieu très prisé pour ses revues humoristiques et ses artistes comiques. Ce cabaret, propriéte de l'artiste Mayol, était l'un des endroits les plus célèbres de Paris dans les années 1920. C’est là que Nibor se fait un nom en interprétant des sketches où sa naïveté apparente et son humour léger faisaient mouche auprès du public parisien.
Nibor n'était pas seulement un acteur comique ; il était aussi un chanteur et un auteur. Ses talents lui ont permis de se produire dans de nombreux spectacles de music-hall et dans des revues à succès qui faisaient la part belle aux chansons et aux numéros comiques.
Le "comique naïf" de Georges Nibor se caractérisait par un personnage un peu "bête" mais attachant, souvent dans des situations de décalage avec la réalité. Ce type de comique faisait ressortir des traits de caractère exagérés chez ses personnages, qui étaient souvent à la limite de l'absurde. Le public adorait son ton léger et son innocence apparente, qui contrastait avec les complexités du monde extérieur.
Après une carrière florissante, Nibor se retire progressivement des scènes, mais il laisse un souvenir marquant dans l’histoire du music-hall. Son nom reste associé à la période dorée du Concert Mayol, l'un des lieux des plus mythiques du divertissement parisien.
Bien que moins connu aujourd'hui que d'autres grands noms du cabaret, Georges Nibor a joué un rôle important dans la scène de l'humour français au début du XXe siècle. Il a marqué son époque par sa simplicité et son talent pour faire rire avec des moyens très directs, tout en incarnant l'esprit des revues de l’époque. G. Nibor reste un chanteur comique de music-hall français, actif dans les années 1910–1925, ayant fait carrière dans toutes les grandes salles parisiennes et en tournée à travers la France et l’Afrique du Nord. Interprète populaire, créateur de chansons, il possède un personnage scénique reconnaissable (costume à carreaux, chapeau melon, gestuelle comique) et enregistre pour Pathé Frères.
Souvent qualifié de roi du rire ou roi des comique, il aurait presque fait oublier Dranem pourtant maître absolu du comique-naïf, mais...! Il avait un caractère épouvantable ayant potentiellement nui à sa carrière ! Lire encadré ci-dessous.
En 1923, G. Nibor change de genre et débute dans l'imitation, notamment lors de son passage à l'Olympia, en novembre. La lecture de Radio-Magazine du 27 avril 1930, nous apprend que G. Nibor est programmé sur Radio Bucarest en soirée.
Article paru sous la rubrique "Regards sur un demi-siècle de Music-Hall" : Souvenirs d'un chansonnier marseillais (Edouard Valette) dans le journal LE SOIR, (quotidien marseillais) du 25 juin 1951 :
(...)Vous les avez connus. Vorelli, Sarthel, Dullac, Rollin, Amor, Sonnelly, Prior, Rolle, Monty, Ouvrard, Josselin, Montel et tant d'autres, jouirent, auprès du public, d'une réputation justifiée.
Mais l'artiste qui, né de la guerre eut vraiment une renommée extraordinaire, fut le comique Nibor. Incomparable dans le genre cornique-naïf, sa vogue fut immense.
Son complet à petits carreaux son "melon" de feutre beige, ses gants : de même couleur, dont il étirait les doigts d'une façon bien à lui, étaient populaires. Il fut sur le point d'éclipser Dranem I Ce dernier ne voyait pas sans inquiétude ce jeune rival qui menaçait dangereusement sa souveraineté.
Ce qui sauva Dranem, c'est, il faut le dire, le caractère exécrable de Nibor qui indisposait directeurs et imprésarri; et lui aliénait bien des sympathies. Il faut voir là la cause de .son brusque éloignement de la scène : on ne l'engageait plus, lui, Nibor.
Il m'honorait de son amitié... qu'il retira, un Jour, sans ménagement... Ah ! mais...
Lorsque J'étais aux Editions Smyth — à l'époque : 15, boulevard de Strasbourg — J'avais sur une musique de J. Dorin et de son fils, Rawson, écrit une chanson : "Elle ne veut pas que Je sols jaloux !" qui devait être éditée chez Smyth. Nibor ayant entendu la chanson. en demanda l'exclusivité : ce qui lui fut promis. Dorin, au dernier moment, changea d'avis : fit éditer .notre œuvre aux éditions Labbé et en donna la création à Dullac.
Dullac, un Marseillais de La Plaine devait, quelques années plus tard, créer le rôle d'Escartefigue, de Marius. Son nom de famille était : Goutteronde.
Revenons à "Elle ne veut pas que je sois jaloux !". Nibor, absent de Paris, ignorait tout de cette cuisine "dorinesque". Quant à, moi, peu de. temps après je rentrai à Marseille. Un Jour je vois, .sur les affiches de l' Alcazar, le nom de Nibor en vedette. Je pensais : "Peut-être, malgré tout chante-t-Il la chanson !... Qui sait !" J'allai au "Noailles" où Nibor, arrivé du matin même, était attablé à la terrasse. Je m'avançai sers lui, souriant, la main tendu. Mais lui sur un ton courroucé : "Monsieur ! je ne serrerai plus votre main ! ... Vous êtes un malhonnête homme !" Je tentai de me justifier ... C'était Dorin qui... Moi, je n'y étais pour rien... Il n'avait qu'à se renseigner...
Peine perdue ! D'un geste sec il me fit comprendre de ne pas insister : son siège était fait. L'année d'après, chantant à l'Hippodrome de Montpellier, je le rencontrai, place de Ia Comédie, car il passait,, lui-même. au Fémina dans son numéro. Il me tendit la main en me disant qu'il avait eu, à Paris, confirmation de mes dires.
"Je passe assez tard, acheva-t-il, venez m'entendre. Je vous chante : "Biribi... tsoin ! tsoin !". (...)
Nous manquons cruellement d'éléments biographiques et ne pouvons dire où et quand il naquit et décéda ! Mais, peut-être que parmi nos lecteurs....
"Des cigarettes... Antoinette"(Nazelles - Jean Lenoir)
"Du pain aux hirondelles" (E. Bessière & Cost's - Sylviair)
"Eléonore"(Nazelles - Albert Chantrier)
"Elle bavardait chez la concierge" (Louis Bousquet - Henri Mailfait)
"Elle était en train de lire" (Géo Koger - Ph. Febvre)
"Elle n'était pas belle" (Phylo - Gaston Gabaroche)
"Elle s'en allait... à petits pas" (E. Cloerec - Maupas)
"Elle sait faire les frites" (Louis Bousquet - Henri Mailfait)
"Etude sur le chat" (Gaston Baron - A.Gramet)
"Faut t'faire couper les cheveux" (L. Elbé - Roger Dufas)
"Gosse aux yeux bleus" (Phylo - Gaston Gabaroche & Fred Pearly)
"Histoire de ma vie" (A. Mesnil & Ricau - Lambert Simon)
"Il n'était pas là" (Serge Myra & Fred Pearly - Gaston Gabaroche & Fred Pearly)
"Ils s'arrangeaient" (Romani & Charblay - Turcon)
"Ils se sont aimés" (Henri Poupon - Blanche Poupon)
"J'ai eu d'la chance dans mon malheur" (Pierre Thomas - Joseph Szulc)
"J'ai pris mes journaux" (Mériel & Fred Pearly - Gaston Gabaroche & Fred Pearly)
"J'm'enterre demain" (Dufleuve - Jean Lenoir)
"J'savais pas qu'c'était moi" (Charles-Louis Pothier - Leojac)
"J'suis un p'tit gosse" (P. Alberty - Mario Cazès)
"Un peu d'photo" (Géo Koger - Ph. Febvre)
"Je me couche" (Phylo - Gaston Gabaroche & Fred Pearly)
"Moi... je préfère la polka" (Gabriello - Maurice André)
"Quand c'est gentiment d'mandé" ( Georges Villard - L. Halet)
"La robe grenat" (Phylo - Gaston Gabaroche & Fred Pearly)
"La valse des mouches" (Georges Roger - J. Dorin)
"Le roi des veinards" (Pauley & Julsam - G. Delabre)
"Sa mère est avec nous" (Saint-Granier & Briquet - Ivor Novello)
"Si tu veux" (Phylo - Gaston Gabaroche & Fred Pearly)
"Si c'est moi... c'est tout le monde" (Vincent Aubin - André Cidale)
"Sur son veston" (Louis Bousquet - Henri Mailfait)
"Timide !..." (Phylo - Gaston Gabaroche)
Opérettes & Revues :
Gros Poupon est un As
La Revue des Alliés
Au béguin des dames
La critique sera dithyrambique quant à son interprétation dans l'opérette-revue Gros Poupon est un As créée à la Scala de Bordeaux (33 - Gironde) en juin 1926, le qualifiant tour à tour de roi du rire, de roi des comiques ! Le petit Echo (des théâtres et concerts de l'Algérie) le gratifie d'humoriste et fin diseur dont la réputation fut brillamment confirmée.On lit également, comique populaire, étoile de l'Olympia.